Fela et les reines oubliées de l’afrobeat

«Fela ne peut rien faire sans ses femmes. Il ne peut pas en même temps chanter, danser et souffler dans sa trompette. C’est impossible.» Cette phrase de Lara Shosanya se lit sous son portrait, dans la série consacrée aux Queens de l’exposition Fela Kuti, rébellion afrobeat, visible à la Cité de la musique-Philharmonie de Paris. Quelques photos plus loin, la légende placée sous le sourire éclatant d’Ihase Osayemeri Obotu pose en quelques mots lapidaires que sa première relation sexuelle avec la star de l’afrobeat peut être qualifiée de viol!

Alors, qui était Fela (1938-1997)? Un partisan de l’émancipation de la femme dûment formé par sa mère Funmilayo Ransome-Kuti, militante panafricaniste engagée pour la lutte des femmes des classes populaires? Ou un affreux misogyne, un homme violent et peut-être même un violeur? «Nous avons longtemps hésité avant de décider de mentionner l’histoire d’Ihase. Mais nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas occulter les faits. Nous trouvions légitime d’appeler cela un viol», explique Mathilde Thibault-Starzyk, l’une des deux commissaires de l’exposition.

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