Il y avait deux manifestations à Niamey, dimanche 13 août. La première, autorisée, était pro-junte. La seconde, pro-Mohamed Bazoum, a été interdite par les militaires au pouvoir mais a pu se tenir quand même. Une autre manifestation pour demander la libération immédiate du président nigérien s’est déroulée dans une ville du Nigeria voisin. Le point sur ces manifestations avec notre correspondant régional, Serge Daniel.
Pour mobiliser, les partisans de la junte nigérienne ont organisé des concerts de soutien au stade Général-Seyni-Kountché de Niamey. Des artistes se sont succédés sur la scène pour tenir en haleine le public. Dans la foule, étaient visibles des drapeaux, notamment russe. Des slogans pro-junte ont été entendus.
Si cette manifestation a été autorisée, celle des partisans du président Mohamed Bazoum a été dans un premier dispersé par la police. Ensuite, par petits groupes, des jeunes ont bravé l’interdiction de manifester et se sont présentés dans la rue avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Libérez le président Bazoum », « Vive la Cédéao », ou encore « Tous unis pour la sauvegarde des acquis démocratiques ».
Au Nigeria, dans l’État de Katsina situé dans le nord, zone frontalière avec le Niger, une autre manifestation pro-Bazoum s’est déroulée à l’appel d’une coalition de militants pro-démocratie. Au cours d’une marche pacifique, les manifestants ont dénoncé le coup d’État avant d’appeler à la libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed Bazoum, toujours séquestré.
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