18 août (Reuters) – Plus de 350 personnes ont été tuées
depuis le mois d’avril par des milices et des groupes
« d’autodéfense » en Haïti, a déclaré vendredi une porte-parole
des Nations unies, alors que des mouvements de défense civile
tentent de lutter contre la guerre des gangs.
Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme, a déploré dans un
communiqué une augmentation d’actes d’autodéfense en réponse à
l’insécurité généralisée.
Au moins 310 membres de gangs présumés, 46 civils et un
policier ont été tués depuis le 24 avril lors de lynchages, a
dit Ravina Shamdasani.
L’Onu estime que, depuis le début de l’année, au moins 2.439
personnes ont été tuées dans les violences en Haïti et que
quelque 200.000 autres ont été déplacées en raison de graves
pénuries alimentaires, d’enlèvements et de violences sexuelles.
Ravina Shamdasani a indiqué que le Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’Homme appelait à une action
urgente de la force soutenue par l’Onu, dans le respect des
normes en matière de droits humains.
« Les droits de l’Homme doivent être protégés et les
souffrances du peuple haïtien soulagées », a-t-elle déclaré.
(Reportage Isabel Woodford; version française Camille Raynaud,
édité par Jean-Stéphane Brosse)
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