Loire. Des années troubles de l’Amérique du Sud à un coup de cœur pour Saint-Etienne

« Quand on me demande si j’aime la France, je réponds que j’aime Saint-Etienne ! »

Ana est née dans un milieu d’artistes. Si ses parents sont médecins, elle a baigné depuis toute petite dans la culture et les arts avec ses grands-parents, son oncle, metteur en scène connu, et sa tante, dramaturge réputée.

Forte d’une belle expérience dans différents milieux culturels, elle vient d’être nommée coordinatrice des actions de préfiguration du futur tiers-lieu des quartiers sud-est de Saint-Etienne. Après son bac, Ana sait parfaitement ce qu’elle veut faire, être manager culturel. Et là aussi, elle a traversé souvent le Rio de La Plata au gré de rencontres et d’opportunités.

Des études de manager culturel en Argentine, un travail au Centre culturel Recoleta de Buenos Aires aux côtés de Teresa Anchorena, galeriste réputée, directrice culturelle de la ville de Montevideo puis le monde associatif avec le projet de tiers lieu du Bario de las Artes et même un travail comme coordinatrice d’exposition au musée de la Reine Sofia à Madrid.

En 2006, elle rencontre Grégoire, un Stéphanois en stage de fin d’étude à l’Alliance française. Et c’est le coup de foudre !

Quelques années plus tard, en 2018, avec leurs enfants, Léon et Inti, ils arrivent à Saint-Etienne. « Quand on me demande si j’aime la France, je réponds que j’aime Saint-Etienne ! Cette ville a beaucoup de points communs avec l’Uruguay, c’est une terre d’immigration. J’aime aussi le vert de Saint-Etienne, le vert et la beauté des montagnes alentour, le vert de son équipe de foot. Pour moi, le foot français, c’est Platini. J’ai apprécié les habitants du quartier de Beaulieu qui m’ont accueillie chaleureusement ».

Un poste en intérim au musée d’Art Moderne, un autre à la Rotonde, elle prend contact avec le monde culturel stéphanois. Et puis, sa sélection au poste de coordinatrice des actions de préfiguration du futur tiers-lieu des quartiers sud-est dans lequel elle s’investit avec passion. Ce qu’elle regrette de son pays, le bleu de la mer à Montevideo et un bon « asado » (barbecue). Mais elle ne dédaigne pas une bonne râpée.

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.