En règle générale, les canicules frappent le pays entre début juillet et mi-août, mais sous l’effet du changement climatique dû aux activités humaines, cette plage s’étend. Les coups de chaud précoces se font plus fréquents, comme ce fut le cas en juin 2022, tandis que les épisodes de chaleur après le 15 août, d’ordinaire rares, se multiplient depuis le début du siècle, avec six vagues de chaleur enregistrées depuis 2001, auxquelles s’ajoute la canicule actuelle. « Cet épisode est le plus chaud de l’été 2023, également un des plus tardifs avec un tel niveau d’intensité », rappelle Météo-France au fil de ses bulletins.
Quant à la vigilance canicule, l’alerte donnée par Météo-France, peut être jaune, orange ou rouge, ce dernier seuil correspondant à la fois à un événement météorologique exceptionnel et à une alerte sanitaire justifiant une mobilisation maximale, avec des risques de surmortalité.
À noter que ce classement s’appuie sur les seuils de température évoqués plus haut, mais aussi « des impacts sanitaires potentiels », depuis la multiplication des canicules ces dernières années. La situation des urgences est notamment prise en compte, par exemple la fermeture des services de nuit ou le niveau de saturation de ceux de réanimation. Cela peut expliquer des niveaux d’alerte différents entre des départements pourtant voisins : la Creuse restera par exemple en vigilance jaune ce mardi, alors même qu’elle est entourée de départements qui ont tous basculé en orange.
Quant au mot de « canicule » lui-même, il découle du mot latin « canicula », signifiant « petite chienne », lui-même hérité du latin « canis », le chien. Ce nom a été attribué à Sirius, l’étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien, qui a la particularité de se lever et se coucher avec le soleil, sur une période qui court du 22 juillet au 22 août. Soit la même période que celle à laquelle les fortes chaleurs sont les plus attendues.
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