L’incroyable périple du Portrait d’Anatole France, ce tableau que la France réclame aux États-Unis

Portrait d’Anatole France. Peinte en 1921 par Kees Van Dongen, la toile est toujours entre les mains du trust de la famille de Henry Ford II, à Palm Beach, aux États-Unis. The Roudinesco collection of paintings of the school of Paris, Catalogue de vente, Parke-Bernet Galleries, 10 octobre 1968, New-York, pp.41-42, lot 21, Kees Van Dongen/ADAGP, Paris 2023

ENQUÊTE – Propriétaire de cette œuvre inaliénable, l’État exige le retour de la toile peinte il y a un siècle par Kees Van Dongen. Mais les négociations avec le trust de la famille de Henry Ford II sont au point mort.

C’est une histoire somme toute embarrassante que ce Portrait d’Anatole France pour lequel l’État souhaiterait maintenant trouver rapidement une issue! Pour l’heure, il est dans l’impasse. Toutes les tentatives à l’amiable pour récupérer ce tableau soustrait aux collections nationales depuis près de cent ans sont restées lettre morte. Peinte en 1921 par Kees Van Dongen, la toile est toujours entre les mains du trust de la famille de Henry Ford II, à Palm Beach, aux États-Unis. Alors que la France s’estime propriétaire de cette œuvre inaliénable, inscrite désormais comme bien volé au Art Lost Register et sur la base Treima partagée avec la police nationale et Interpol.

En charge de l’affaire, Me Joseph Smallhoover – l’avocat du ministère de la Culture et du Centre national des arts plastiques (Cnap), dont Béatrice Salmon a été reconduite à sa direction en 2022 – a tenté maints rapprochements avec son homologue américain du trust, F. Gregory Barnhart. Mais sans succès. Ce dernier n’a pas répondu…

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