La confédération paysanne dénonce le risque d’intervention militaire au Niger et soutient les populations et paysans du Sahel

A Bagnolet, le 17 août 2023,

La Confédération paysanne, syndicats pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs publie le communiqué de presse suivant :

« La Confédération paysanne dénonce le risque d’intervention militaire au Niger

et soutient les populations et paysans du Sahel.


Les communautés paysannes, pastorales et de pêcheurs qui représentent la très grande majorité de la population du Niger seraient les premières victimes de la guerre.

Nous, paysannes et paysans de la Confédération paysanne, en tant qu’organisation syndicale représentative, demandons au gouvernement français :

  • de ne pas intervenir militairement au Niger, ni directement ni par le biais de la CEDEAO,
  • de retirer l’armée française du pays,
  • de payer à leur juste prix les matières premières qu’il importe de ce pays depuis des

    dizaines d’années.

    Nous dénonçons les sanctions économiques imposées au peuple nigérien, à savoir la fermeture des frontières, la suspension des transactions commerciales et le gel des avoirs à la Banque Centrale
    Banque centrale
    La banque centrale d’un pays gère la politique monétaire et détient le monopole de l’émission de la monnaie nationale. C’est auprès d’elle que les banques commerciales sont contraintes de s’approvisionner en monnaie, selon un prix d’approvisionnement déterminé par les taux directeurs de la banque centrale.
    des Etats d’Afrique de l’ouest.

    Nous sommes solidaires de nos camarades paysannes et paysans et du peuple du Niger, nous comprenons leur colère et leur rejet de la politique coloniale de la France qu’ils subissent depuis trop longtemps.

    Nous demandons à nos dirigeants de cesser toutes manœuvres politiques, économiques et militaires dans le Sahel.

    Nous demandons que stoppent toute ingérence et toute posture arrogante et donneuse de leçons envers les populations d’Afrique de l’Ouest.

    Nous revendiquons avec nos alliés de La Via Campesina, la souveraineté des peuples et la fin des impérialismes. La souveraineté alimentaire, le soutien aux exploitations familiales agricoles et le respect des droits paysans à travers la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Paysans et des autres personnes travaillant en zone rurale (UNDROP) sont des éléments clés pour construire la prospérité et la paix ».

Contacts :

Laurence Marandola, porte-parole nationale Confédération paysanne, 06 31 66 10 83

Sylvie Colas, secrétaire nationale en charge de l’international, 06 70 31 90 71

Fanny Metrat, commission internationale, 04 75 37 95 85

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