«La France, dégage!» A Niamey, des habitants prêts à tout pour gagner le bras de fer avec Paris

Devant l’entrée de la base aérienne de Niamey, les forces de l’ordre nigériennes resserrent leur cordon pour contenir la foule qui converge depuis le rond-point Escadrille. Derrière les barricades en fer, des manifestants poussent, d’autres grondent. «La France, dégage!», tonne un groupe de jeunes, vuvuzelas à la bouche ou drapeau orange et vert aux couleurs du Niger à la main. Parmi eux, un jeune homme s’est fabriqué un «lance-roquettes» en carton pour, clame-t-il, en découdre avec cette France dont il promet de «chasser» les soldats de son pays, pourtant longtemps allié de Paris au Sahel. De l’autre côté du mur de la base, des militaires nigériens en treillis jubilent, debout sur le toit d’un blindé, le poing levé.

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