principaux résultats d’une étude dirigée par Expédit Ologou et Thierry Bidouzo

Les cinq chercheurs ayant réalisé l’étude sur la perception des Béninois sur l’extrémisme violent et le terrorisme avec la représentant résidente de la fondation Friedrich Ebert

Une étude qui restitue les pensées citoyennes sur la menace terroriste au Bénin. Dirigée par le politologue Expédit Ologou, le juriste Thierry Bidouzo et menée avec la contribution de Estelle Djanato (spécialiste des questions de sécurité et du genre), Odilon Koukoubou (politologue et spécialiste des politiques publiques de sécurité) et Vincent Agué (journaliste-consultant), l’étude vise à mener une recherche empirique pour, d’abord, « étudier les implications sociopolitiques, économiques et sécuritaires de l’extrémisme violent sur les acteurs locaux des zones touchées et ou exposées au phénomène ». Ensuite pour « documenter et analyser les perceptions et les initiatives desdits acteurs faces à l’extrémisme violent/terrorisme ». Enfin pour « esquisser une architecture locale de lutte contre le phénomène terroriste au Bénin ». Pour y parvenir, les chercheurs fait une revue documentaire, de l’observation et des entretiens sur le terrain.   

 

Les principaux résultats

 

Après l’analyse des informations collectées, cinq conclusions ont été tirées par les chercheurs. Ils ont conclu que « le niveau de perception de la menace varie selon les parties du Bénin ». Selon eux, au nord, région touchée par les actes terroristes, la conscience du phénomène est plus importante qu’au Sud jusque-là épargné où la perception est celle d’un problème lointain.

 

La deuxième conclusion est que « les facteurs de l’extrémisme violent et du terrorisme sont essentiellement exogènes par le fait des actions d’expansion des GAT (Groupes armés terroristes, Ndlr) actifs dans les Etats du Sahel, puis endogènes liés aux conflits entre agriculteurs et éleveurs ». D’autres facteurs sont soulignés comme les fragilités socio- économiques dans certaines régions, le chômage des jeunes, les pratiques religieuses extrémistes.

 

La troisième est que « le terrorisme a déjà de lourdes conséquences sur la vie socio-économique dans les régions affectées et exposées ». La quatrième retient que « l’action de l’Etat est jugée efficace en général contre la crise sécuritaire ». La confiance en l’Etat est, chez certains, liée à leur confiance aux capacités du président de la République de gagner la lutte anti-terroriste au même titre que ses succès dans la conduite des affaires du pays. Et, avant l’Etat, les forces de défense et de sécurité et le président de la République, la confiance est d’abord en Dieu.

 

La dernière conclusion est que la coopération internationale est souhaitable pour faire face au terrorisme même si la méfiance est de mise, surtout à l’égard des puissances occidentales présentées comme les instigatrices des mouvements terroristes.

 

Des recommandations

 

A la fin de cette étude, les chercheurs dans une démarche de co-construction de solutions pour contrer l’extrémisme violent ont fait des suggestions. Ils ont préconisé que le sentiment d’exclusion soit désamorcé et que la pacification politique se poursuive. Ils ont suggéré de « mettre en place des actions législatives et judiciaires appropriées » et d’établir « les partenariats en toute lucidité, sans exclusive et l’expliquer à la Nation ».

 

Ils recommandent l’implication des pouvoirs décentralisés dans les actions de prévention et l’association « des populations à la base pour des solutions typiquement communautaires ».

 

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