la Gambie ne voulait pas jouer

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Maroc a été secoué par un séisme
meurtrier qui a frappé le centre du pays, laissant derrière lui
une tragédie humaine. Dans ce contexte de deuil et de choc, la
Confédération africaine de football a malgré tout décidé de
maintenir, à huis clos, la rencontre de qualification pour la CAN
entre la Gambie et le Congo,
prévue à Marrakech ce dimanche.  

Pourtant, la Gambie,
profondément touchée par la catastrophe, ne souhaitait pas jouer ce
match comme l’a confié à RFI le sélectionneur des
Scorpions, Tom Saintfiet. “Il y a beaucoup de joueurs qui
veulent rentrer à la maison. La majorité ne veut pas jouer le
match, c’est clair. C’est comme être dans un film d’horreur, on ne
pense pas au football. C’est un match très, très important pour
nous. Parce qu’il nous faut une victoire ou un nul pour être
qualifiés pour la deuxième CAN. Et ce n’est pas une préparation
normale, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui pensent au
football.

Alors que les joueurs des deux sélections ont passé les
dernières nuits à dormir à la belle étoile devant leur hôtel, le
technicien belge plaidait évidemment pour le report de la
rencontre, mais il n’aura pas eu le dernier mot dans l’histoire.
Pour moi, c’est la seule décision correcte (reporter la
rencontre). On est à Marrakech, il y a plus de 1 000 personnes
mortes et on parle de football, de jouer un match qu’on pourrait
jouer en octobre. On peut se qualifier en octobre, c’est la même
chose pour le Congo-Brazzaville. Pour moi, ce
n’est pas normal de jouer ce match par respect pour les morts, pour
toutes les familles, les personnes qui travaillent dans la police,
les hôpitaux… Se concentrer sur un match de football, ce n’est pas
un bon timing, je pense. La décision de ne pas jouer le match est
la meilleure. Mais on n’est pas en contrôle. Tout ça, c’est la CAF
qui décide. On doit jouer dimanche et on va tout faire pour se
qualifier. Mais c’est très difficile.

“Les visages des joueurs disent tout”

Ce n’est pas un match normal. Les visages des joueurs
disent tout. Ils ne sont pas concentrés sur le football, ils n’ont
pas la tête au match. On va faire tout ce samedi soir au dernier
entraînement et ce dimanche dans la préparation de match pour créer
un sentiment de concentration. Mes joueurs sont des athlètes, mais
aussi des humains, je dois respecter ça
” a conclu l’homme de
50 ans lors de son échange avec le journaliste Babacar Diarra. Il
est clair que cette rencontre – au vu des récents évènements et du
huis clos – aura un parfum plus que particulier. Mais l’enjeu sur
le plan sportif est de taille. En espérant donc que les joueurs
puissent, afin de ne pas avoir de regrets, se concentrer sur le
football l’espace de 90 minutes même si ce sera difficile.


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