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Le président du Mouvement des Élites Engagés pour l’Émancipation du Bénin (MOELE-BENIN), Jacques Ayadji était l’invité de l’émission “De vous à nous ” de Peace Fm le dimanche 10 septembre 2023. Lors de cette entrevue, il s’est prononcé sur les 5ans de vie de son parti, les défis et les perspectives dans l’animation de la vie politique au Bénin. L’autre sujet sur lequel il s’est également exprimé, c’est la suscitation précoce des candidatures.
Qu’est-ce qui est important : « On ne peut pas être dans la réforme du système partisan et applaudir la suscitation des candidatures ». C’est en ces termes que le président de Moele-Bénin, Jacques Ayadji s’est exprimé au sujet de la suscitation des candidatures, en prélude à la présidentielle de 2026. Pour lui, c’est un chantier qui mérite réflexion. « C’est un peu comme congénital. Depuis le Renouveau démocratique, ça se fait de façon cyclique, Il faut que ça se fasse avec un peu de discipline. Pour le moment, je propose la discipline pour ne pas mettre à mal la cohésion des partis politiques. Chacun a son approche et les différences de vue participent de la vivacité de la démocratie », a-t-il réagi. A Moele-Bénin, dit-il, « les suscitations de candidatures ne sont pas interdites aux militants et militantes sous réserve que la candidature suscitée soit dans le camp de la mouvance présidentielle ». Il ajoute « que les intéressés vont rejoindre les rangs lorsque le parti aura fait son choix définitif ». Pour l’heure, Moele-Bénin n’a pas encore donné de directive à ses militants pour 2026. Ils seront informés du chemin à suivre après consultation du Chef de l’Etat. « Le candidat de Moele-Bénin sera choisi sous la direction de Patrice Talon », a déclaré le président Ayadji.
Entre les lignes : L’invité a opiné sur le bilan quinquennal de son parti créé en 2018. A l’en croire, Moele-Bénin est résolument en marche. « Après cinq ans de vie du parcours du parti, la satisfaction est grande. Contre vents et marrées, Moele-Bénin avance à la grande satisfaction de ses instances dirigeantes et de ses militants », fait-il savoir.Même si son parti est sans siège au parlement, Jacques Ayadji pense que c’est une nouvelle occasion pour lui de mieux faire. « Notre offre politique, c’est la réforme du système partisan avec un modèle adapté à nos réalités socioculturelles et cultuelles, le patriotisme, l’inclusion, le dialogue permanent, le témoignage et la reconnaissance du mérite et la confiance nationale. Nous avons créé Moele-Bénin pour éviter l’achat de conscience des populations à la base. Et nous avons proposé le patriotisme économique pour avoir deux résultats : mettre le peuple au travail et enrichir notre pays pour lui permettre d’autofinancer le développement », a rappelé l’invité de Peace FM. A la question de savoir si le parti va fusionner avec un autre, il a dit que MOELE-Bénin n’y pense pas encore.
Par ailleurs : Pour Jacques Ayadji, la réforme du système partisan a réglé un certain nombre de problèmes aujourd’hui. A titre d’exemple, il y a le problème du nombre de partis politiques. Mais le président de MOELE-Bénin voit des imperfections qu’il faut travailler à corriger comme par exemple la répartition inéquitable du financement public des partis politiques. Il invite les Démocrates à changer leurs démarches sur la loi d’amnistie. Moele-Bénin a déjà proposé une telle loi dans son programme de campagne intitulée ‘’Osons l’inclusion’’. « Nous avons besoin de décrispation, car l’idéal national que nous prônons à Moele-Bénin doit se nourrir de paix et de contribution de tous dans une discipline librement consentie et le respect de tous sans différence aucune », a-t-il dit. Toutefois, il a salué la posture de l’opposition au parlement au sein du parlement. « C’est une bonne chose parce qu’il faut la pluralité des opinions à l’Assemblée, qui est le haut lieu du savoir », souligne le président Ayadji.
Alban TCHALLA
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