« métier d’avenir » et secteur d’activité « prometteur » pour les femmes

Photo de famille des participantes

« Ce que je retiens principalement de cette séance, c’est que les femmes sont capables d’exceller dans les métiers de l’énergie en général », confie Eunice. La jeune femme est étudiante en Master réseau électrique et distribution.

 

Vendredi 8 septembre 2023, elle déclaré ces mots à Banouto à la sortie des échanges et panels multi-acteurs du secteur de l’énergie organisés par son établissement, l’École supérieure des métiers des énergies renouvelables (ESMER) en collaboration avec la GIZ. 

 

L’atelier porte sur les perspectives professionnelles et compétences féminines dans le secteur de l’énergie. L’objectif est d’échanger avec les étudiantes afin de les encourager à faire carrière dans le secteur énergétique. L’ESMER et la GIZ visent, à travers l’initiative, à œuvrer pour une représentation accrue et durable des femmes dans les professions liées au secteur de l’énergie. 

 

Directrice générale de l’ESMER, Ebo Dadavi Rosaline a fait savoir que « la femme qui travaille dans le secteur solaire, mieux, dans le secteur énergétique en général, a plusieurs avantages de nos jours ». Ce secteur, a-t-elle poursuivi, « est prometteur, un métier d’avenir, dans lequel la femme peut faire carrière et réussir ». « Avec la politique de promotion et de développement de l’aspect genre de nos jours, la femme a beaucoup d’ouvertures ou d’opportunités », a fait remarquer Ebo Dadavi Rosaline. 

 

Représentant de la GIZ, Arnaud Adebayo Bankolé a indiqué que l’organisation allemande a soutenu l’initiative parce que l’un de ses volets phares, « c’est le volet genre ». « Nous appuyons fortement nos partenaires, les différentes sociétés d’électricité qui ont des politiques genre », a-t-il informé. 

 

Discuter énergie entre femmes 

 

Les échanges et panels ont réuni les représentants de l’Agence de régulation de l’électricité (ARE), la Société béninoise de l’énergie électrique (SBEE), l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (ABERME), des entrepreneurs du secteur de l’énergie, des partenaires techniques et financiers, les étudiantes et anciennes étudiantes de l’ESMER. 

 

Trois panels ont meublé cet atelier. Le premier porte sur les problématiques du choix de carrière, la question des défis liés à la carrière, les initiatives du ministère de l’énergie et la question des compétences féminines des femmes encore existantes.

 

Anne-Marie Gnacadja Bounou, cheffe cellule genre et développement du ministère de l’énergie a déclaré que ‘ « le développement du Bénin ne peut pas se faire sans la femme et le sous-secteur de l’énergie est un secteur dynamique et un secteur de développement ». Elle a souligné qu’il faut de l’ambition et des compétences pour faire carrière dans l’énergie. Elle pense que les parents ont un rôle majeur dans l’orientation des enfants. 

 

Chargée de la composante solaire Energising dévelopment (EnDev) Bénin, Anick Assiba Kemonou Davo a mis l’accent sur l’importance pour tout jeune ambitieux de maîtriser l’outil informatique et l’Anglais. Elle estime qu’il y a aujourd’hui, plus d’outils pour les jeunes d’acquérir des compétences avant de se retrouver sur le marché du travail. Elle cite entre autres les écoles de formation et les stages. Anick Assiba Kemonou Davo a souligné que la compétence grandit au fil du temps. 

 

 « La compétence, ce n’est pas forcément ce que vous apprenez à l’école, ce que vous écrivez dans vos cahiers, ce que vous retenez comme leçon. La compétence, c’est la pratique que vous avez eu à faire durant ce temps et qui se renforce aujourd’hui », a renchéri Gwladys Alahassa, ingénieure en génie électrique et DG de Qotto Bénin. 

 

Ancienne étudiante de ESMER et technicienne en génie énergétique et thermique en poste, Yasmine Soumaila a partagé son expérience avec ses jeunes sœurs participantes de l’atelier. L’importance d’avoir des aptitudes mathématiques, la fédération des efforts entre femmes, l’élaboration de bon curriculum vitae, le projet de vie de couple sont d’autres points abordés au cours du panel.

 

Le 2e panel a traité entre autres des questions liées au choix de filière et métier, l’orientation les défis liés à la formation et des défis pour l’achèvement des cursus. Il a réuni des étudiantes et jeunes bachelières. Le dernier panel s’est penché sur les mesures et opportunités d’accompagnement des jeunes filles à travers les interventions des partenaires techniques et financiers. 

 

« Des échanges instructifs »

 

Brunelle, étudiante en fin de formation en master energie renouvelable et efficacité énergétique à ESMER a jugé « les échanges instructifs ». Selon elle, ces échanges ont permis aux jeunes femmes sortantes et exerçant dans le domaine de l’énergie de connaître les différents projets disponibles dans leur secteur. 

 

« Je constate qu’il y a beaucoup d’organisations nationales et internationales qui sont prêtes à nous accompagner pour les stages, pour développer nos compétences personnelles », s’est réjouie Eunice, étudiante en master réseau électrique et distribution. Elle exhorte les jeunes bachelières à s’orienter vers les filières énergétiques. 

 

Edwige Adohinzin Hountondji, secrétaire générale de la SBEE a apprécié les échanges qui permettent à la SBEE de faire une revue des mesures d’accompagnement qu’elle offre aux jeunes à travers les projets. Impressionné par la qualité des interventions, Arnaud Adebayo Bankolé a réitéré « l’engagement de la GIZ à poursuivre ses efforts, notamment à soutenir l’école ESMER et toutes autres écoles qui s’inscrivent dans la promotion de la compétence féminine ».

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