Avec notre correspondant à Conakry, Matthias Raynal
Face aux passants, Mamadi Doumbouya dans un costume bleu électrique, le regard tourné vers l’horizon. À ses pieds, un lion et une panthère noire. Aboubacar Camara lâche : « C’est moi qui ai fait la photo du président. Vraiment c’est formidable. »
« C’est partout qu’on pose des affiches mais ce n’est pas mauvais »
Lunettes de soleil « bling bling » sur le nez, Aboubacar Camara est très fier de cette affiche de 4 mètres de haut sur 2 mètres de large qu’il a fait poser au mois de juin à Conakry, capitale de la Guinée. Aboubacar Camara ajoute : « Parce que je l’aime le président Mamadi Doumbouya. Il travaille bien. »
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Ce président d’une association de quartier affirme avoir fait imprimer 45 affiches, trois ont déjà été posées. À quelques mètres, un cambiste, pas surpris, pas opposé non plus à ces marques de soutien : « Ce n’est pas ici seulement, c’est partout qu’on pose des affiches. Mais ce n’est pas mauvais. »
« Je l’aime beaucoup, mais normalement il devrait dire aux gens d’enlever ça »
Un peu plus loin, un photographe a installé son studio sur un bout de trottoir. Il explique : « C’est le président de la transition. Donc, il ne doit pas avoir ici sa photo affichée alors qu’il y a un temps au bout duquel il faut qu’il parte. Moi, je l’aime beaucoup, mais normalement il doit dire aux gens d’enlever ça complètement. »
Lors de sa prestation de serment, le 1er octobre 2021, le président de la Cour suprême avait appelé Mamadi Doumbouya à ne pas se laisser dérouter « par la tempête du culte de la personnalité ».
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