«Anatomie d’une chute», de Justine Triet, shortlisté pour représenter la France aux oscars – Libération
A la fin, il n’y en aura qu’un, mais pour l’heure, cinq films français ont été présélectionnés (sur onze productions candidates) pour concourir dans la catégorie «meilleur film international» aux oscars 2024. Pas de surprise majeure, Anatomie d’une chute de Justine Triet figure parmi les titres en lice. Si la palme d’or 2023 a toutes ses chances, son potentiel devra être évalué à l’aune des mérites de Goutte d’or de Clément Cogitore, polar à bouffées mystiques dans les bas-fonds parisiens ; la Passion de Dodin Bouffant de Tran Anh Hung, plongée dans les cuisines d’un gastronome d’antan, soit une carte de visite pour l’art de vivre à la française ; le Règne animal de Thomas Cailley, démonstration d’ambition pour un film de qualité française (16 millions d’euros) sur le terrain du grand spectacle et des effets spéciaux ; et enfin Sur les chemins noirs de Denis Imbert, triplement certifié bankable du fait d’un succès à plus d’1 million d’entrées en France, la notoriété du best seller dont il est adapté et la figure oscar-compatible de Jean Dujardin.
A l’issue d’auditions des producteurs et vendeurs internationaux des cinq films prélistés, la commission (composée de deux exportateurs, producteurs, cinéastes et d’une tierce personne qualifiée) rendra le 21 septembre son ultime décision sur celui qui pourra rejoindre la liste des nommés par l’académie des oscars. L’an dernier, une réforme destinée à briser le cercle de lose infernale de la France depuis sa dernière victoire en 1993 changeait les règles de la présélection, reléguant les trois membres de droit qu’étaient le délégué général du festival de Cannes Thierry Frémeaux, la présidente des césars Véronique Cayla et le nouveau patron d’Unifrance Gilles Pélisson au rang de simples observateurs. Ces deux dernières années, ni Saint-Omer d’Alice Diop, ni Titane ne sont parvenus jusqu’à l’étape de la cérémonie.
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