Nouvel épisode dans le bras de fer entre Paris et Niamey. Mardi, le Quai d’Orsay a confirmé l’arrestation, le 8 septembre par les forces de sécurité nigérienne, de Stéphane Jullien, chef d’entreprise et conseiller des Français de l’étranger installés au Niger.
La France appelle à sa libération immédiate
et affirme être mobilisée
depuis le premier jour pour assurer sa protection consulaire. Pour l’heure, la junte, qui exige le départ des militaires français et de l’ambassadeur de France, n’a toujours pas communiqué sur cette arrestation. Mais selon une source diplomatique française, l’expatrié de 64 ans aurait été arrêté pour complicité d’atteinte à la sécurité du territoire
.
« Manipulation polémique »
Il y a une dizaine de jours, un des camions de son entreprise de déménagement avait été arrêté et fouillé par des forces de l’ordre nigériennes, postées à l’entrée de la représentation française depuis que son ambassadeur a été désigné persona non grata
par les putschistes. Un uniforme burkinabè, appartenant à un attaché de défense précédemment en poste au Burkina Faso, y avait été retrouvé et saisi par la gendarmerie.
Sur les réseaux sociaux, l’affaire avait déclenché une campagne de fausses informations, accusant l’ancienne puissance coloniale de mener des opérations clandestines. Une accusation démentie par la France qui regrette une manipulation polémique
.
Les Français inquiets
Selon nos informations, Stéphane Jullien a ensuite été convoqué le 8 septembre par la police pour être entendu comme témoin, avant d’être transféré à la prison civile de Niamey, où il serait détenu dans des conditions correctes
et doit être assisté par un avocat.
L’arrestation de cet élu consulaire, apprécié au sein de la communauté française de Niamey pour son rôle de liaison auprès de l’ambassade et pour ses services de déménagement, alimente l’inquiétude des derniers Français sur place. Il avait choisi de rester dans ce pays où il vit depuis 18 ans, il n’était pas vraiment inquiet, mais les accusations sont très lourdes et on ne sait pas combien de temps il restera en prison si l’affaire est montée en épingle
, confie une enseignante, qui a repris ses classes à distance, les établissements scolaires français restants fermés dans la capitale.
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