Ce jeudi expire l’ultimatum avant la fermeture de la frontière avec la République dominicaine. Le gouvernement de Saint-Domingue avait accordé 48 heures à Haïti pour mettre fin à la construction d’un canal visant à détourner le cours de la rivière Massacre. Selon le journal dominicain Listín Diario, ce jeudi, toutes les activités économiques entre les deux pays pourraient s’arrêter et les frontières maritimes, terrestres et aériennes être fermées. Si cela se produisait, écrit le quotidien, « les deux pays en paieront le prix. Et il est trop tôt pour dire qui a le plus à perdre… dans la relation très déséquilibrée qu’expérimentent les deux pays depuis 2010 ».
Baisse du prix des œufs
L’impact des tensions est déjà perceptible non seulement du côté haïtien, mais également chez le voisin dominicain. Selon la Gazette Haïti, le prix des œufs a chuté en République dominicaine. En cause, la faible demande et donc la baisse de la vente de ce produit agricole. Il s’agit des premières conséquences économiques pour ce pays après la fermeture partielle de la frontière au niveau de Dajàbon, selon Gazette Haïti.
Début des procès contre les émeutiers du 8 janvier 2023
La Cour suprême du Brésil a ouvert le premier de plus de 200 procès prévus contre des sympathisants de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, accusés d’avoir saccagé les lieux de pouvoir le 8 janvier à Brasilia. Le juge de la Cour Suprême Alexandre de Moraes, rapporteur dans cette affaire, a donné le ton, estime O Estadão. En demandant une peine de 17 ans de prison contre l’un des quatre accusés, on s’oriente vers des condamnations lourdes, exemplaires. Le journal précise que le juge défend la thèse d’un « crime collectif » et ne souhaite donc pas juger les actes individuellement.
Une approche qui est contestée aussi bien par la défense que par certains juges de la Cour, notamment Kassio Nunes Marques, nommé par l’ancien président Jair Bolsonaro. Alors que les accusés seront jugés entre autres pour des crimes tels que coup d’État et abolition violente de l’État démocratique, un sondage montre que l’adhésion des jeunes Brésiliens à la démocratie est en baisse. C’est à lire dans Folha de S. Paulo. Seulement 57% des personnes entre 18 et 35 ans estiment que la démocratie est mieux que tout autre système politique. Et 42% des jeunes sondés pensent qu’un régime militaire serait une forme acceptable de gouverner le pays.
Des soldats colombiens menacent la population civile
En Colombie, c’est l’indignation après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images de militaires en armes, non identifiés, et qui menacent des villageois dans le nord du pays. Sur ces images, reprises en boucle par les médias colombiens, l’un des soldats, le visage masqué, sort un pistolet et le pointe vers une mère portant son bébé. Un autre brandit son fusil automatique sur un groupe villageois, parmi lesquels se trouvent des enfants en pleurs qui s’accrochent à leurs parents. Le gouvernement a qualifié cette affaire d’extrêmement grave et a ouvert une enquête, peut-on lire dans le journal El Colombiano. Les soldats, qui n’ont pas encore été identifiés, auraient aussi saccagé certaines maisons. D’après des témoignages recueillis par El Colombiano, cela n’est pas la première fois que des soldats basés dans les régions rurales se comportent de cette manière. Et selon El Espectador, ces soldats appartiennent tous à la septième division, une unité commandée par le général Oscar Leonel Murillo. Le quotidien avait, à plusieurs reprises, demandé des explications à ce général, mais n’a jamais obtenu de réponse.
Mitt Romney annonce sa retraite politique
Aux États-Unis, le sénateur Mitt Romney, candidat malheureux à la présidentielle contre Barack Obama en 2014, a annoncé sa retraite politique. Mitt Romney est l’un des conservateurs les plus critiques à l’égard de l’ancien président républicain Donald Trump, rappelle le Washington Post. L’un de ses arguments majeurs pour ne pas briguer un autre mandat de sénateur est son âge, comme il le précise dans une conférence de presse. « J’ai pris en compte mon âge et le fait qu’à la fin de mon deuxième mandat, j’aurais plus de 80 ans. J’estime que pour ces gens comme moi, il est important de faire de la place aux personnes plus jeunes. Car c’est à eux de construire le monde dans lequel ils vivront ». Selon Mitt Romney, ni le président Joe Biden, 80 ans, ni son rival Donald Trump, 77 ans, ne sont capables de faire face aux défis qui attendent les États-Unis dans les années à venir.
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