« 1,99, c’est un plafond, la politique de TotalEnergies sera assurée (…) Je ne descendrai pas plus bas. C’est déjà un effort important », a déclaré M. Pouyanné, interrogé par un journaliste de l’émission « Quotidien ».
« Ce plafond s’applique dans à peu près 3.000 stations aujourd’hui. Donc ça veut dire que le prix normal est au-dessus », a-t-il ajouté.
« Vous vendez souvent à perte, vous, des produits? », a-t-il demandé à son intervieweur. « Un peu de bon sens, voilà, merci », a-t-il conclu.
Le groupe pétrolier, qui gère le tiers des stations-service en France, avait annoncé la semaine dernière qu’il prolongerait l’an prochain le plafonnement à 1,99 euro par litre du prix de l’essence et du gazole dans ses 3.400 stations, « tant que les prix resteront élevés ».
Samedi, la Première ministre Elisabeth Borne avait levé un vieux tabou en annonçant que les carburants pourraient être vendus à perte. Cette mesure, qui fera l’objet d’un projet de loi, devrait entrer en vigueur début décembre pour une durée de six mois.
Opposition unanime
Selon Le Figaro, convoqués mardi matin à Bercy par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, les dirigeants de Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U, Casino et Auchan ont exprimé leur opposition unanime à la revente à perte du carburant sur les parkings de leur hypermarché.
Interrogés par l’AFP, ces distributeurs n’ont pas souhaité commenter ces informations.
Tout comme Bercy qui a simplement indiqué que Bruno Le Maire et la ministre déléguée chargée des PME, du Commerce et de l’Artisanat Olivia Grégoire avaient « abordé » la question de la vente à perte des carburants lors de cette réunion avec les patrons de la distribution.
Selon Bercy, « Bruno Le Maire a aussi rappelé que les stations indépendantes bénéficieront de compensations » et qu’elles seront « accompagnées par un plan de transformation pluriannuel visant à leur permettre d’offrir de nouveaux services tels que les bornes de recharge rapides ».
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