Le pape et la France : chronique d’une histoire mouvementée

La scène se passe un vendredi du mois de
juin 2015. Il est 17 h 30 et les Français des
groupes de musique pop-louange chrétienne Glorious et Hopen sont
reçus par le pape François en
audience avec des lycéens. Ambiance décontractée et bon
enfant, certains sont assis sur le tapis en face de l’homme en
blanc, dans les bureaux du palais apostolique, on chante au son de
la guitare, le pape prie à voix haute. En plaisantant à moitié,
François taquine les jeunes : « On dit que la France
est la fille aînée de l’Église… mais pas la plus fidèle, est-ce
vrai ? »
 

Dans l’Hexagone, où l’on a l’orgueil un peu
chatouilleux, la rumeur enfle que le Saint Père n’aimerait pas la
France, preuve en est, dit-on à l’appui de cette thèse, que
lorsqu’il est venu à Strasbourg (Bas-Rhin), fin 2014, il n’est même
pas passé à la cathédrale de la ville, où des fidèles espéraient
qu’il fasse halte…

L’annonce
de son voyage à Marseille (Bouches-du-Rhône) huit ans plus
tard, alors qu’il vient de créer cardinal l’archevêque de la cité
phocéenne, Jean-Marc Aveline, est donc vécue comme une heureuse
surprise. Avec quelques froncements de sourcil cependant, lorsque
François précise – et insiste sur le fait – que bien que se rendant
à Marseille, il ne vient « pas en France ».
Incompréhensible du grand public, la formule signifie que le pape
ne souhaite pas faire une visite d’État, ce qui était déjà le cas à
Strasbourg, raison pour laquelle, justement, il n’avait pas fait
halte à la cathédrale. À Strasbourg, François se rendait en
Europe.

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