Début de parcours sans faute pour les hommes de Fabien Galthié après leurs victoires face aux All Blacks (27-13) et à l’Uruguay (27-12).
Frais et robustes, les Bleus espèrent continuer sur leur lancée ce jeudi soir contre la Namibie. Un état de forme qui reflète la bonne cohésion et le travail du groupe lors de sa préparation à la Coupe du monde qui s’était déroulée en partie à Monaco.
Arrivés en Principauté le 2 juillet dernier, le XV de France avait fait appel à quelques joueurs de la région en tant que partenaires d’entraînement. Parmi eux Ian-Sören Caboich et Quentin Dubreuil, tous deux joueurs au Monaco Rugby Sevens, ont eu la chance de vivre ce stage intensif de l’intérieur. Ils racontent.
Un goût de retrouvailles
Premier jour d’entraînement avec les Bleus et premières rencontres avec les joueurs et le staff. L’occasion pour ces jeunes rubymen, d’échanger avec les stars du XV de France.
« J’ai pu parler avec quelques-uns notamment Baptiste Serin et Damian Penaud qui sont très cool comme tous les autres. » Certains ont même retrouvé d’anciens camarades à l’image de Quentin: « Je suis passé par le centre de formation de Montpellier donc je connais bien Arthur Vincent. Ça nous a fait drôle et plaisir de se retrouver sur un terrain de rugby parce que ça faisait quelques années qu’on ne s’était pas croisé sur le pré. »
Entre rigueur et bonne ambiance
Vient alors le temps des instructions. Le sélectionneur des Bleus, Fabien Galthié, donne les consignes aux jeunes sparring-partners de la journée. « Fabien nous a dit ce qu’il attendait de nous, que ce n’était pas à nous de bosser et qu’on allait se faire rentrer dans la couenne un petit peu toute la journée », témoigne Ian-Sören.
C’est sous la chaleur monégasque que les deux rugbymen encaissent les assauts bleus. Plus encore, ils peuvent observer au cœur du jeu les tricolores en action. Un moment qui a marqué les deux joueurs de par le niveau affiché. « Tout est réglé au millimètre, ils pouvaient se trouver les yeux fermés c’était pareil, et physiquement, même ceux qui paraissent petits à la télé sont gaillards », explique Ian-Sören, avant d’ajouter: « J’ai pu échanger quelques coups de pied avec Cyril Baille et il m’a mis à l’amende, chaque coup de pied était précis, dans les mains alors que c’est un pilier. C’est un peu déconcertant. »
Une expérience unique
Un moment qui leur a permis de voir l’envers du décor, « ils poussaient, allaient vraiment dans le rouge, donc ils prenaient la prépa très au sérieux. Mais on voyait aussi qu’ils étaient contents d’être là, même s’il y avait de la compétition et que chacun voulait sa place », affirme Ian-Sören.
Un constat partagé par con coéquipier: « J’ai senti une cohésion. Tout le monde parle avec tout le monde, on sent qu’ils sont portés par ce projet de Coupe du monde depuis un moment et ils savent à quoi s’en tenir tous ensemble. »
Une expérience unique pour les deux Monégasques, qui marque la vie d’un joueur et crée des souvenirs impérissables particulièrement chez Ian-Sören: « On a eu la chance aussi de manger avec eux un midi. J’étais à la table de William Servat qui est très déconneur, donc c’était un très bon repas. »
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