En attendant l’élection prévue en 2024, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella conduit la délégation camerounaise à la 78e Assemblée générale en cours à New-York.
L’ancien Premier ministre camerounais, Philemon Yang, haut commis de l’Etat pétri d’expériences est en lice pour le poste de président de la 79e Assemblée générale de l’ONU prévue en 2025. L’on se souvient qu’en juillet dernier, les 11 pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), réunis à Libreville, se sont accordés à apporter leur soutien au Cameroun. C’était dans le cadre de la 23e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC.
Depuis la création officielle de l’ONU le 24 octobre 1945, le seul président de l’Assemblée générale originaire d’un pays de l’Afrique centrale est le Gabonais Jean Ping en 2005.
Selon les textes en vigueur, le président de l’Assemblée générale de l’ONU supervise les débats. Il préside également un bureau constitué de 21 vice-présidents et des présidents de six grandes commissions de manière tournante. Après la zone Amérique latine et Antilles, c’est au tour de l’Afrique. L’article 30 du règlement intérieur de l’Assemblée générale de l’ONU prévoit que « l’Assemblée générale élit un président et 21 vice-présidents 9 mois au moins avant l’ouverture de la session qu’ils doivent présider ». C’est le cas du Trinidadien Dennis Francis qui conduira la 78e Assemblée générale de l’ONU dès le début de l’année 2024. Il a été élu en juin dernier.
Rapports privilégiés
Le Cameroun occupe une place de choix au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Pays membre depuis le 20 septembre 1960, il entretient des relations multilatérales fructueuses avec cette instance en tant que l’un des acteurs dynamiques des relations internationales. Mais les relations entre le Cameroun et l’ONU remontent aux années 1946, lorsque celui-ci est placé sous la tutelle de l’ONU. II s’agit des rapports étroits qui commencent pendant la tutelle et qui se poursuivent au lendemain de l’indépendance.
Sur le plan humanitaire, le Cameroun est une terre d’accueil pour les réfugiés conformément aux missions de l’ONU. Aussi, le pays reste fidèle aux principes de l’ONU, notamment le règlement pacifique des conflits, la non ingérence dans les affaires internes des États et la promotion des relations de bon voisinage.
Délégation camerounaise à la 78e AG de l’ONU
Au regard de cette proximité, la candidature du Cameroun pour la présidence de la 79e Assemblée générale de l’ONU a de fortes chances de prospérer.
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