L’essai s’est déroulé sur une voie d’essai de 720 mètres. Le prototype de six mètres de long a commencé à léviter à une hauteur de 20 millimètres à partir d’une vitesse de 70 km/h, atteignant une vitesse maximale de 135 km/h. Ce premier test sur une voie classique marque une étape décisive dans le secteur des transports en commun où la rapidité et l’efficacité sont primordiales.
Un train bientôt en France ?
La sustentation électromagnétique, ou Maglev, repose sur la supraconductivité. Elle utilise des aimants supraconducteurs sur les trains et des électroaimants sur les voies. Lorsqu’un courant est induit dans la voie, une force en résulte, permettant au train de léviter au-dessus de la voie. Cette absence de frottement, habituellement une source de perte d’énergie, permet des vitesses théoriquement supérieures à 400 km/h, voire jusqu’à 500 km/h.
La technologie de Nevomo se distingue par l’utilisation d’une voie conventionnelle, ce qui peut réduire considérablement les coûts liés à la construction de nouvelles infrastructures. Przemek Ben Paczek, PDG et co-fondateur de Nevomo, a souligné que cette technologie « n’est pas seulement une vision pour l’avenir ; c’est une solution tangible pour aujourd’hui ». Selon l’entreprise, la technologie MagRail peut atteindre une vitesse maximale de 550 km/h.
Nevomo n’est pas le seul acteur à s’intéresser à la technologie de la sustentation électromagnétique. Des initiatives similaires existent, notamment en Asie. La Chine a ainsi dévoilé fin 2020 un prototype de Maglev pouvant atteindre une vitesse maximale de 800 km/h. Ces alternatives nécessitent toutefois des voies dédiées, contrairement au système développé par Nevomo.
En Europe, la SNCF a signé en mars dernier un accord de coopération avec Nevomo. L’objectif est d’évaluer les avantages de la technologie Maglev sur le réseau public français, tant pour le transport de passagers que pour le fret. Ce partenariat signale un intérêt grandissant pour cette technologie, qui semble également attirer des investisseurs. Nevomo a ainsi levé 11 millions d’euros et a reçu 17,5 millions d’euros de la part de la Commission européenne.
Sur le papier, le MagRail coche donc pas mal de cases : une technologie européenne qui demande un investissement minimal dans les infrastructures — après tout, le vieux continent est déjà constellé de voies de chemin de fer sur lequel ce type de trains pourrait circuler. Après la SNCF, Nevomo pourrait obtenir le soutien d’autres géants européens du transport ferroviaire. Et peut-être qu’un jour on pourra circuler en lévitation !
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