Jeudi 14 septembre, lors de sa soirée de lancement au Palais des sports, la JDA Dijon révélait sur écran géant son « teaser » pour la saison 2023/2024. Une vidéo à la fois épique, manga, sportive, colorée, chevaleresque, historique mystérieuse, mettant en scène les handballeuses et les basketteurs dijonnais. Le contenu a trouvé son public sur les réseaux sociaux du club : au 23 septembre 2023, 25.000 vues sur Instagram, 33.000 vues sur X (ex-Twitter) et plus de 6000 vues sur les pages Facebook du club.
Derrière cette production, une boîte dijonnaise, « Tease », fondée il y a un peu plus de cinq ans par David Cacciato et Nicolas Vernet. « tease [tiz]: terme marketing signifiant “susciter la curiosité” ou “attirer l’attention”, peut-on lire sur leur site. Pour les trouver, il faut aller presque au bout de la piste de l’Aéroport Dijon-Bourgogne, au cœur de leur studio aménagé dans un hangar – une caverne d’Ali-Baba cinéphile (et sériephile) – avec un impressionnant « cyclorama », un espace blanc sans coins, tout en arrondis, utile pour faire des tournages et incruster des images sur le fond par la suite.
Une bande-annonce entre scènes réelles et intelligence artificielle
Cette bande-annonce concoctée pour la JDA Dijon restera comme l’un des plus gros projets de « Tease », avec près de quatre mois de travail entre l’idée initiale et la révélation de la vidéo. La scène d’ouverture, un combat médiéval à l’épée, mettant en scène Jeanne d’Arc, a été tournée exprès pour l’occasion, avec des cascadeurs, un combat chorégraphié, des costumes, des armures patinées, une maquilleuse. Derrière la caméra, David Cacciato, l’un des deux co-fondateurs. « L’épée est passée pas très très loin plusieurs fois… », rigole-t-il. « Tout a été fait de A à Z ». Et dans un « vrai » lieu, pas sur un fond vert, avec une journée de tournage à la Forteresse de Thil (Côte-d’Or). « C’était d’avoir cette idée que le club (fondé en 1880, ndlr) a traversé les époques », explique Nicolas Vernet, voulant trancher avec le côté « futuriste » de la bande-annonce de l’année précédente.
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Mais cette vidéo, qui mélange les thèmes du temps et de l’espace, regorge également d’effets visuels, réalisés en post-production. Jeanne d’Arc traverse les âges sans bouger, d’une actrice à un personnage imaginaire, grâce à l’apport de l’intelligence artificielle. En (très) gros : « IA, merci de faire évoluer le style de Jeanne-d’Arc, du Moyen-Âge jusqu’à notre époque ». Dans la suite de la vidéo, des handballeuses se transforment en statues, dans une scène tournée au musée du Consortium. L’arrière Manon Gravelle prend l’apparence d’une guerrière de manga. Le Palais des sport se métamorphose, revêtant notamment des allures médiévales. Le meneur de la JDA Basket, David Holston, se retrouve lui perché sur la Porte Guillaume, Place Darcy (et oui, il n’est pas vraiment monté dessus, c’est un trucage…).
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Comme chaque saison, les joueurs et les joueuses sont devenus acteurs et actrices. Sans oublier les images de sport, retouchées, avec des effets sur les ballons, lors des matchs au Palais des sports. « C’est un film destiné au public, et le sport, là où on le vit le mieux, c’est au Palais. Les effets permettent de dynamiser », analyse David Cacciato.
Découvrez le teaser de la saison 2023/24
Spécialisés dans le sport, mais pas que…
Comme son nom l’indique bien, « Tease » s’est spécialisé dans la production de formats courts, « pour faire découvrir une marque, un service, une idée ». « On ne fait pas que des teasers, mais le format deux minutes – ou moins de deux minutes puisque ça tend à devenir encore plus court – c’est ce qui est à 90% demandé par nos interlocuteurs », précise Nicolas Vernet. Depuis que le studio s’est lancé, plus de 200 projets ont été créés, une quarantaine par an en moyenne.
Même si ça ne représente pas l’intégralité de leur travail, force est de constater que « Tease » se fait un nom avec ses vidéos dans le domaine du sport. Avec la JDA, mais également avec le foot et le DFCO, la preuve avec cette vidéo de présentation du nouveau centre d’entraînement, à Saint-Apollinaire. « Ça s’est un peu imposé à nous, ce n’était pas le projet au départ, mais on a vite compris que notre type d’image, notre manière de post-produire, de monter, c’était assez raccord avec le domaine du sport », explique Nicolas Vernet. Le studio travaille également avec des marques, pour de la publicité, comme la salle de sport l’Orange Bleue, le complément alimentaire Nutrimuscle, ou le groupe Red Bull.
Adrien Beria
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