Le 25 décembre 2021, était déjà une date a marqué d’une pierre blanche à la NASA, qui, après des années de travail et de galère avait réussi à lancer son télescope spatial de toute nouvelle génération : le James Webb. Pensé depuis le début des années 2000, le télescope a enchaîné les problèmes et celui que tout le monde considère (à tort) comme le successeur d’Hubble s’est surtout fait remarquer par son coût, de plus de 10 milliards de dollars en deux décennies.
Mais voilà, après des années de lutte, la NASA avait réussi à lancer le télescope dans l’espace, décollant à bord d’une fusée Ariane 5 depuis la base européenne de Kourou, en Guyane française. Un soulagement ? Pas le moins du monde. Car c’est exactement à ce moment-là que le travail commence vraiment.
En suivant le décollage, il fallait réussir la délicate mise en route du télescope, de ses moteurs, surveiller sa trajectoire, ouvrir son miroir, placer le « Webb » autour du point Lagrange L2 pour qu’il ne le quitte pas à l’avenir. Il fallait également déployer le pare-soleil, pour ne pas cramer l’ultrasensible miroir.
Un télescope aligné et opérationnel
Autant de missions qui comportaient toutes un risque, plus ou moins grand. Mais une à une, le Webb les a effacés, montrant à ceux qui doutaient du potentiel du télescope qu’il était bien là pour marquer l’histoire, rien que ça. Finalement, c’est en ce lundi 2 mai que la NASA a annoncé très fièrement que le télescope spatial James Webb était « parfaitement aligné » et « prêt à l’emploi ».
Une nouvelle des plus soulageantes pour les équipes de la NASA qui vont pouvoir passer la main aux chercheurs du monde entier, qui veut maintenant profiter des capacités énormes de ce télescope. Pour rappel, le Webb doit permettre aux scientifiques de scruter une longueur d’onde de la lumière que nous connaissons encore trop peu : les infrarouges.
À une telle fréquence, la lumière qui nous parvient provient des confins de l’Univers, et il est ainsi possible de remonter le temps. En pointant l’objectif du James Webb vers le point le plus lointain possible, nous pouvons avoir une vue de l’Univers, non pas de notre époque, mais celui qu’il était il y a des milliards d’années, lors de ses premiers moments de vie.
Faire des découvertes à la pelle
Car tout l’enjeu pour le « Webb » est là. Comprendre comment l’univers a grandi, à évoluer, et peut-être même, comment ce dernier est né. Si la théorie du Big Bang ne devait pas être remise en cause dans ses grands axes, cette dernière pourrait évoluer sur quelques points de détails qui ne font toujours pas consensus auprès de la communauté scientifique.
Une chose est sûre pour la NASA, le James Webb est en place, il est fin prêt à observer, et il appartient à nous de bien l’utiliser dorénavant. Prochaine étape pour le Webb, la mise en route de tous ses instruments, et la prise de premières images inédites. Il faudra encore attendre un peu, mais nous n’avons jamais été aussi proches du but.
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