La crise au Niger est une question communautaire et non bilatérale. Alors qu’il avait fini de rendre compte des décisions prises en conseil des ministres, mardi 26 septembre 2023, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji fut interpellé sur la position du Bénin face à la crise au Niger. Il lui a été notamment demandé les raisons pour lesquelles, le Bénin, au nom de ses « interets » bilatereaux, ne se démarque pas de la position de la CEDEAO.
Wilfried Houngbédji a d’abord fait observer qu’à titre individuel, « le Bénin a toujours eu des relations particulièrement chaleureuses avec le peuple frère du Niger ». Mais, il se fait que les décisions de la CEDEAO par rapport au coup d’Etat est « une actualité communautaire plutôt que bilatérale ». Ensuite, il a indiqué que le Bénin qui entend assumer sa position sur la scène régionale, continentale et internationale doit se comporter en Etat responsable, illustrant sa démonstration avec un exemple accessible à tous. « Je suis convaincu que dans votre quartier, même lorsque vous livrez une partie de football entre copains, vous n’apprécierez jamais qu’un de vos coéquipiers se saisisse et fasse un auto-goal sous prétexte que vous êtes en difficulté ou que vous avez déjà marqué beaucoup de but et qu’il peut permettre à l’adversaire d’en mettre. Vous allez crier à la trahison et au manque de responsabilité », a fait remarquer le porte-parole.
« Or, relève-t-il, s’il y a quelque chose qui caractérise un peu notre pays, c’est ce sens de responsabilité ». Alors, tant que le Bénin est membre de la CEDEAO, « le sens de responsabilité appel à une certaine conduite, une certaine attitude ». Il a estimé que la solution, c’est « la recherche d’une sortie de crise qui satisfasse tout le monde ».
« le Bénin avec d’autres au sein de la communauté, travaille activement à une résolution rapide de cette crise afin que les relations se normalisent », a insisté Wilfried Houngbédji. Il rassure que si la CEDEAO arrive à trouver une solution avec le Niger, « les instants d’après, tout ce qui doit être fait par le Bénin sera fait ». Et, à partir de ce moment, « nous avons espoir que les relations reviendront au beau fixe comme elles l’avaient toujours été avant cette situation déplorable ».
Enfin, il précise que les seules motivations du gouvernement du Bénin et de son chef, c’est de préserver la stabilité, la sécurité dans la sous-région et par ricochet, celle du Bénin.
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