L’ambassadeur de France au Niger est rentré à Paris, le Karabakh se vide de ses habitants, le Maroc accueille la CAN 2025…

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Le journal en français facile.

Adrien Delgrange

Et à la une de cette édition du mercredi 25 septembre, 5 titres.

Tout d’abord, l’ambassadeur de France au Niger est rentré aujourd’hui à Paris.

Le Haut-Karabakh est également à la Une. Près de la moitié de la population de cette région conquise par l’Azerbaïdjan s’est réfugiée en Arménie.

Nous parlerons football. Le Maroc accueillera la Coupe d’Afrique des nations en 2025. L’édition 2027 se déroulera quant à elle au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.

L’actualité en Europe et en Espagne tout d’abord, les députés cherchent une majorité pour pouvoir désigner le prochain Premier ministre espagnol.

Et puis enfin, le président français est attendu en Corse ce soir, Emmanuel Macron devrait évoquer le statut de l’île.

Sylvain Itté de retour à Paris.

L’ambassadeur de France au Niger a atterri en début d’après-midi à l’aéroport de Villacoublay en région parisienne. Il avait quitté Niamey cette nuit avec six de ses collaborateurs. Pierre Firtion bonjour, bonjour Adrien.

La junte militaire qui dirige désormais le Niger réclamait son départ depuis un mois.

Oui, c’est l’épilogue d’un bras de fer qui aura duré plus d’un mois. Vous le disiez le 25 août dernier, les putschistes avait ordonné à l’ambassadeur de quitter le pays sous 48 h. Motif invoqué le refus de Sylvain Itté de répondre à l’invitation du ministère nigérien des Affaires étrangères pour un entretien. En cause également, toujours selon les militaires, des agissements du gouvernement français contraires aux intérêts du Niger. Fin de citation. Un ultimatum auquel la France avait refusé de céder car depuis le coup d’Etat, elle ne reconnaît pas le régime militaire. A partir de là, les relations entre Paris et la junte s’étaient considérablement dégradées. Privé de son immunité et de son visa diplomatique, l’ambassadeur vivait depuis près d’un mois reclus dans une résidence de France sous quasi blocus. Son départ était donc devenu inéluctable. Ce diplomate, en poste depuis quasiment un an dans le pays, a donc quitté Niamey la nuit dernière, escorté par un commando des forces spéciales françaises et des gendarmes nigériens. Sylvain Itté et six de ses collaborateurs ont rallié la base militaire de la ville un Falcon de l’armée française les attendait. Après une escale à Djamena, l’ambassadeur a atterri à Villacoublay en début d’après-midi, selon le ministère français des Affaires étrangères. Le diplomate a ensuite été reçu au Quai d’Orsay par Catherine Colonna, la chef de la diplomatie française, qui l’a, je cite,  » remerciée de son action menée dans des conditions difficiles »

Après le retour de Sylvain Itté en France, Emmanuel Macron a une nouvelle fois réaffirmé son soutien à Mohamed Bazoum. Le président français s’est entretenu ce mercredi avec Hassoumi Massaoudou l’ancien ministre des Affaires étrangères nigérien. Au cours de cet entretien, le locataire de l’Elysée a souligné, je cite, « la détermination de la France à poursuivre ses efforts auprès des chefs d’État de la CEDEAO, de ses partenaires européens et internationaux pour un retour à l’ordre constitutionnel au Niger ».

Et au Gabon. A présent, le Premier ministre de transition dit espérer qu’un dialogue national se tiendra entre avril et juin prochain » près d’un mois après un coup d’Etat qui a chassé du pouvoir Ali Bongo, le chef du gouvernement de la Transition, Raymond Ndong Sima, annonce « le lancement d’un appel à contributions auprès de toutes les catégories de la population jeune, senior, secteur public, secteur privé. Tout le monde a quelque chose à dire, notamment à propos de la refonte du système politique de notre pays » a-t-il assuré.

Parlons football africain à présent. Un peu plus de trois mois du coup d’envoi de la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations en Côte d’Ivoire. Nous connaissons les prochains pays organisateurs de la CAN 2025 et 2027. Pas de surprise pour 2025, le Maroc accueillera l’événement sur ses terres. C’est une première depuis 1988. En revanche, Babacar Diarra, la CAF, la Confédération africaine de football, a innové pour l’édition 2027 avec une triple organisation. L’événement se déroulera au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.

Un an après la première Coupe du monde organisée dans trois pays différents, la CAN vivra sa première du genre, un retour en Afrique de l’Est. 51 ans après l’édition organisée en Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda bénéficient de la volonté de la CAF d’avoir une rotation à travers les zones géographiques. Si l’Egypte n’avait aucune chance de succéder au Maroc sur la base de ce critère, le choix africain sera plus dur à digérer. En Afrique de l’Ouest, les candidatures du Sénégal et du binôme béninois nigérian semblaient tenir la corde. Mais c’est la candidature Pamoja « ensemble » en swahili qui raflent la mise. Une preuve de l’intérêt grandissant de cette région pour le ballon rond, notamment en Tanzanie, seul pays de l’Est qualifié pour la CAN 2023, dont le championnat s’est mué en Eldorado pour de nombreux footballeurs africains. Le compte à rebours commence cependant maintenant pour le trio gagnant car à ce jour, une seule enceinte est homologuée le stade Benjamin Mkapa de Dar es Salam. Il accueillera d’ailleurs en octobre le coup d’envoi de l’African Football League, la nouvelle compétition de clubs de la CAF.

18 h 05 à Paris, 20 h 05 à Stepanakert

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Ils sont plus de 50 000 à s’être réfugiés en Arménie, 50 000 habitants du Haut-Karabakh qui ont quitter précipitamment leur maison, montant à bord de camions, de voitures, de bus pour fuir cette région désormais conquise par l’Azerbaïdjan. L’armée azerbaïdjanaise a mené une opération militaire, la semaine dernière pour prendre le contrôle du Karabakh. Et c’est seulement depuis dimanche dernier que l’Azerbaïdjan a ouvert la seule route reliant l’enclave à l’Arménie, appelée le corridor de Lachine. Un exode de population et un accueil dans des conditions difficiles, s’inquiète le porte parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.

« Le secrétaire général est très inquiet concernant les déplacements de population vers l’Arménie que nous observons suite aux récents événements dans la région. En premier lieu, il est essentiel que les droits des populations déplacées soient préservés, qu’elles reçoivent l’aide humanitaire nécessaire et toute la protection que le droit des réfugiés leur accorde. Pour l’instant, nous ne sommes pas encore impliqués. Mais le Bureau de la coordination des affaires humanitaires ainsi que le Haut Commissariat aux réfugiés sont sur le terrain en Arménie du Sud, se trouvent la plupart des gens »

Stéphane Dujarric, le porte parole des Nations unies. Par ailleurs, plus de 100 personnes toujours portées disparues au Haut-Karabakh après l’explosion d’un dépôt de carburant, pris d’assaut par des habitants. C’était lundi soir. Le drame a fait au moins 68 morts et 290 blessés.

La politique en Espagne Le Parlement cherche une majorité de députés pour désigner le prochain Premier ministre du pays. Mais cela semble compliqué. Le PP. Le Parti populaire, parti de droite, est arrivé en tête des élections législatives en juillet dernier, mais sans majorité. Ils doivent donc créer des alliances, des alliances difficiles à obtenir. Ce midi les députés ont voté contre l’investiture du candidat du Parti populaire au poste de Premier ministre. Les explications en Espagne de notre correspondante Elise Gazengel

Sans surprise, ce mercredi, les députés espagnols ont voté en majorité contre l’investiture d’Alberto Núñez Feijóo au poste de président du gouvernement. Avec 172 oui et 178 non. Le leader de la droite conservatrice n’a convaincu que l’extrême droite et deux députés régionaux à voter pour lui lors de ce premier tour il devait obtenir une majorité absolue de 176 voix. Un deuxième tour aura lieu vendredi prochain, pour lequel Feijóo n’aura besoin que d’une majorité simple, mais encore, il semble peu probable qu’il obtienne conséquence. Ce sera sans doute le candidat socialiste Pedro Sanchez qui devra essayer d’obtenir le soutien d’une majorité des députés et notamment celui des indépendantistes catalans. Une investiture qui devra arriver obligatoirement avant le 27 novembre, faute de quoi de nouvelles élections seront automatiquement convoquées dans le pays en janvier prochain. Elise Gazengel Barcelone RFI

En France, Emmanuel Macron, attendu ce soir en Corse pour une visite de deux jours, visite durant laquelle il pourrait faire des annonces sur une éventuelle autonomie de l’île, ce qui resterait à graver dans le marbre de la Constitution. Le Président de la République commencera ce soir sa visite par un dîner républicain avec des élus locaux à Ajaccio, avant un discours très attendu demain matin à l’Assemblée de Corse.

Ainsi se referme ce journal en français facile que vous pouvez lire et écouter à tout moment sur votre smartphone ou alors sur internet. Une seule adresse à retenir francaisfacile.rfi.fr A demain pour une nouvelle édition.

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