le jeu de football est-il à la hauteur des anciens FIFA ?

FIFA, c’est fini. Faute d’avoir trouvé un accord avec l’organe du foot mondial, qui accompagnait la licence depuis ses débuts en 1993, EA Sports effectue son retour annuel sur le marché de la simulation de football sous un nouveau nom : EA Sports FC 24, ou plus simplement FC24. Nouvelle identité, nouvelle personnalité pour le nouvel opus de l’éditeur canadien ? Pas vraiment.

Menus épurés, cinématiques bien pensées

Sur certains points, la différence peut se faire sentir. Notamment au niveau de la prise en main : la présentation des menus, gelée depuis FIFA 21, a le droit à un grand ménage : l’accès aux différents modes est épuré, sombre et fluide, malgré une animation en arrière-plan d’un joueur en action. Les modes restent malgré tout les mêmes que sur FIFA 23.

L’écran d’accueil du jeu FC24 est modifié par rapport à FIFA 23. | CAPTURE D’ÉCRAN FC24

L’écran d’accueil du jeu FC24 est modifié par rapport à FIFA 23. | CAPTURE D’ÉCRAN FC24

Au lancement d’un match, les cinématiques se multiplient et prolongent l’effort effectué sur le précédent opus. Ainsi, les points de vue dans les couloirs du stade, à l’échauffement ou dans les vestiaires offrent un avant-match inédit. Ces cinématiques réalistes reviennent d’ailleurs à la pause et en fin de rencontre.

De nouvelles cinématiques habillent les avant-matches, pauses et après-matches. | CAPTURE D’ÉCRAN FC24

De nouvelles cinématiques habillent les avant-matches, pauses et après-matches. | CAPTURE D’ÉCRAN FC24

Pendant la partie, de nouveaux plans de caméra sont également proposés, dont une vue à la première personne sur certaines décisions arbitrales. En mode carrière, il est également possible d’opter pour une vue bord terrain encore jamais proposée jusqu’ici.

Sur le plan audio, l’ex-internationale Laure Boulleau (par ailleurs consultante pour Canal + ) rejoint la doublette Benjamin Da Silva – Omar Da Fonseca, installée l’an dernier en remplacement d’Hervé Mathoux. Quelques vrais chants de supporters émanent des tribunes et ajoutent du corps à l’habituel brouhaha.

Les « playstyles », nouveaux atouts individuels

Sur le terrain, la cinquième version de la technologie Hypermotion pousse encore un peu plus les différentes animations vers le réalisme. Certaines sont bluffantes, notamment au niveau des arrêts de gardien. Et peuvent être d’autant plus frustrantes, lorsque ces derniers ne font que ralentir le ballon vers leurs cages sans le détourner totalement. Peut-on alors parler de bug ou de réalisme poussé à l’extrême, sachant que les boulettes sont parfois légion dans la réalité ?

Le gameplay proposé par le moteur de jeu Frostbite, introduit sur FIFA 17, respecte la tradition annuelle d’un jeu légèrement plus lent que le précédent. Néanmoins, certaines animations en deviennent presque trop lourdes, notamment en défense. Il devient particulièrement difficile de tenir le duel face à un attaquant agile, dont les changements de direction incessants peuvent vite se montrer dévastateurs. FC24 propose de trancher entre deux styles dans ses paramètres : “défense tactique” ou “défense avancée”. Après une dizaine d’heures de jeu, les deux options semblent tout aussi compliquées à manœuvrer pour retrouver l’aisance défensive des précédentes éditions, face à un jeu en profondeur grandement favorisé.

Erling Haaland dispose du playstyle « acrobatique » dans FC24. | PHOTO : EA SPORTS / KICK PUSH AGENCY

Erling Haaland dispose du playstyle « acrobatique » dans FC24. | PHOTO : EA SPORTS / KICK PUSH AGENCY

L’apparition des “playstyles” ne devrait pas rendre la tâche des défenseurs plus aisée. Ces styles de jeu individuels, propres à chaque joueur et disponibles au nombre de 32, donnent – par exemple – à Kylian Mbappé une surpuissance en vitesse, ou à Kevin De Bruyne une faculté de passe hors du commun. Rien de plus logique, pourrait-on penser, au regard des qualités de ces deux joueurs dans la vraie vie. Certes, mais ces “dons” appellent tout de même à un ajustement, surtout lorsqu’ils concernent des joueurs aux facultés moins impressionnantes dans la réalité.

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Les joueuses intègrent Ultimate Team

L’une des principales nouveautés réside dans l’ajout des joueuses professionnelles dans Ultimate Team, mode phare de la licence. Grâce à cette évolution résolument progressiste, il devient tout à fait envisageable d’associer Kylian Mbappé et Marie-Antoinette Katoto à la pointe de son équipe : un duo inimaginable dans la vraie vie.

Selma Bacha (Olympique Lyonnais) fait son entrée dans Ultimate Team. | PHOTO : EA SPORTS / KICK PUSH AGENCY

Selma Bacha (Olympique Lyonnais) fait son entrée dans Ultimate Team. | PHOTO : EA SPORTS / KICK PUSH AGENCY

Aux détracteurs de cet ajout aux allures surréalistes, il paraît nécessaire de rappeler qu’il est toujours possible d’associer Neymar et Pelé, pourtant disparu en décembre dernier. Tout comme il était réalisable d’aligner Hugo Lloris au milieu de terrain sur le précédent opus à partir de l’été dernier, grâce à une carte “métamorphosée” évaluée à 96 (sur 99).

Si elle peut apparaître comme quelque peu désarçonnante pour quiconque manque de connaissances sur les effectifs féminins, cette nouvelle base de données devrait offrir un vrai coup de projecteur aux différents clubs et championnats. Il sera difficile de passer à côté des meilleures joueuses, dont les notes et attributs sont échelonnés entre elles, et non comparées à leurs homologues masculins.

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Au rayon des autres modes de jeu, l’apparition du crossplay dans le très apprécié “Clubs” (anciennement clubs pro) permet aux joueurs de différentes plateformes de s’affronter et de compter jusqu’à 22 utilisateurs dans la même session de jeu. Quelques nouveautés subsistent en carrière, comme l’ajout de la licence du Ballon d’or.

EA Sports a acquis les droits d’utilisation du Ballon d’or, pour le mode carrière de FC24. | PHOTO : EA SPORTS / KICK PUSH AGENCY

EA Sports a acquis les droits d’utilisation du Ballon d’or, pour le mode carrière de FC24. | PHOTO : EA SPORTS / KICK PUSH AGENCY

Licences qui, globalement, sont plus ou moins les mêmes que sur FIFA 23 malgré le retrait de l’instance internationale. Il faudra sans doute attendre la Coupe du monde 2026 pour constater de réels coups durs pour la franchise à ce niveau, avec l’absence probable du mode spécial souvent proposé durant la compétition.

En résumé, le principal changement de ce nouveau millésime demeure sa nouvelle appellation. EA Sports FC 24 n’offre pas de réel virage mais perpétue la recherche de réalisme, donc de lenteur. Attention toutefois à ne pas tomber dans la lourdeur avec un gameplay encore perfectible et certainement sujet à quelques mises à jour dans les prochaines semaines. À noter l’intégration des joueuses dans Ultimate Team, premier ajout féminin majeur depuis l’arrivée des équipes nationales il y a – déjà – huit ans, sur FIFA 16.

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