Dans la panoplie des chercheurs de « bien-être », tout ce qui concerne l’univers « sports aquatiques » est très souvent présent. La natation, bien sûr. Mais aussi d’autres pratiques qui, en groupe et sous la direction d’un moniteur compétent, ne présentent que des atouts. Au premier rang de celles-ci: l’aquagym et l’aquabike.
« On dit que ces deux sports sont portés, explique Lora Wilkin, coach personnelle en région liégeoise depuis 11 ans. Il faut entendre par là qu’une fois dans l’eau, vous ressentez beaucoup moins le poids de votre corps. Les chocs que l’on a par exemple en courant sont fortement atténués, ce qui est évidemment très bon pour les articulations, les muscles, le dos… »
Un effet contre la cellulite
Si la plupart des personnes viennent de leur propre initiative, pas mal d’adeptes ont été conseillés par leur médecin. « Pour des pathologies comme l’arthrose ou des hernies, c’est en effet intéressant, reprend Lora Wilkin. Chacun à son rythme, ces sports permettent de bouger sans se faire mal, surtout si on veille à s’échauffer progressivement et que l’eau dans laquelle on évolue n’est pas froide – autour de 29 ou 30 degrés, je dirais. »
Intérêt majeur de l’aquagym et l’aquabike, ils sont tous les deux très complets. On y augmente le tonus musculaire, les capacités respiratoires, l’endurance… « Il y a énormément de choses à faire, qui sollicitent les muscles du haut et du bas, insiste notre interlocutrice. J’utilise avec mes élèves beaucoup d’accessoires qui permettent la variation tout en gardant l’aspect ludique. En plus, nous sommes toujours accompagnés de musique. L’effet de groupe ajoute aussi à la qualité du moment… »
Dans les autres atouts, on citera également le fait de brûler des calories et l’aspect massage vu le milieu dans lequel on évolue, « ce qui est bon, évidemment, contre la cellulite ».
Une belle diminution du stress
Et puis, enfin, il y a l’aspect « détente, apaisement ». Au bout d’une heure, deux à trois fois par semaine, les personnes assistant aux cours de Lora Wilkin (*) en sortent détendues et bien « boostées » moralement. « Il y a une belle diminution du stress et comme elles savent qu’elles ont fait aussi cela pour leur santé, elles sont bien dans leur tête et ont augmenté leur confiance en elle. En plus, de l’avis général, elles dorment mieux la nuit qui suit », conclut-elle.
(*) « J’ai pour ma part un public composé à 75% de femmes. Au niveau des âges, je dirais que cela va de 20 à 85 ans ».
Et si vous couriez dans l’eau ?
L’aquajogging, vous connaissez ? Il s’agit de courir dans une piscine, en flottant verticalement dans l’eau, grâce à une ceinture spéciale, voire un simple boudin en mousse.
Cette pratique sportive est conseillée à plus d’un titre. D’abord, si vous avez été victime d’une entorse de cheville ou d’une inflammation du type périostite, l’aquajogging vous permettra de ne pas interrompre vos entraînements, tout en n’aggravant pas votre blessure. Ensuite, si vous souhaitez augmenter votre volume de kilomètres, vous pourrez le faire sans risque, vu l’absence de chocs. Enfin, cette course dans l’eau, véritable massage hydrique des jambes, vous permettra de récupérer après un entraînement castard « hors piscine ».
Matériel. Pour une trentaine d’euros, vous pouvez trouver une ceinture d’aquajogging dans un magasin de sport spécialisé. Veillez à bien regarder la concordance de la ceinture avec votre poids.
Lieu. Choisissez une piscine où la grande profondeur occupe une distance vous permettant d’au moins faire une quinzaine de mètres sans toucher le fond. Assurez-vous que vous ne gênez pas les nageurs (ligne ou espace dédié à l’aquajogging).
Technique. Il faut reproduire la gestuelle de la course de la tête au pied. Soyez bien gainé et concentrez-vous sur la poussée de la plante des pieds vers le sol. Il vaut mieux avoir quelqu’un qui s’y connaît pour vos débuts, histoire d’être corrigé et de ne pas garder de mauvais gestes.
Est-ce pour vous ?
Aquagym
Le nom l’indique: c’est de la gymnastique dans l’eau. Moins de chocs vu que votre corps est « porté », mais plus de « travail musculaire » vu qu’il faut vaincre la résistance de l’eau lors des mouvements. « C’est très varié, explique Lora Wilkin. On bouge beaucoup sur place, mais on peut également faire des mouvements. La musique est là pour donner à la fois de l’énergie et du rythme. C’est complet car tous les muscles travaillent. Et on n’est pas obligé de savoir nager. »
Aquabike
L’idée est ici de pédaler sur un vélo spécialement conçu, immergé dans l’eau jusqu’au guidon, toujours avec de la musique pour assurer le rythme. Le pendant aquatique du spinning, en fait. « Le haut et le bas sont sollicités grâce à des exercices faisant travailler les bras et les abdominaux, précise Lora Wilkin. On peut utiliser des élastiques, faire des intervalles… ». Très complet et très varié, l’aquabike est recommandé pour améliorer la pression artérielle et la circulation sanguine.
Aqua-yoga
Intuitivement, on voit de suite de quoi il s’agit. Les cours sont plus difficiles à trouver, mais c’est tout à fait possible chez nous. Comme pour le yoga « terrestre », il s’agira d’établir un contact profond avec soi-même. L’eau est un allié pour éviter l’apparition des blessures. Mais elle nous oblige à être encore plus « ancré » pour tenir une posture. De l’avis de celles et ceux qui ont essayé, le physique et le mental (concentration) sont bien sollicités durant les séances.
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