Camtex Lab, un projet d’incubateur pour les PME de la confection textile à base de coton

(Agence Ecofin) – Le Cameroun produit actuellement en moyenne 300 000 tonnes de coton par an, avec un pic de 330 000 tonnes et des projections réelles à 370 000 tonnes. La branche transformation est néanmoins très peu développée, avec à peine 2% des totaux transformés sur place.

L’Université de Maroua au Cameroun et le Bureau camerounais de mise à niveau des entreprises ont signé une convention de partenariat pour opérationnaliser la Cameroon Textile Laboratory (Camtex Lab) à l’École nationale supérieure polytechnique de Maroua. Cette initiative du projet ProCoton porté par la Coopération allemande, consiste en un incubateur de PME/PMI visant à développer la chaîne de valeur coton-textile-confection au niveau local.

« Le BMN se propose de développer formellement Camtex Lab pour pérenniser l’action du projet ProCoton, avec en perspective l’installation (…) à l’Université de Maroua, d’une petite unité industrielle complète dénommée Microspin, pour la transformation des fibres de coton en fils » explique Chantal Elombat, directrice du BMN.

« Le choix de l’Université de Maroua, via son École nationale supérieure polytechnique au titre de partenaire stratégique, est apparu comme une évidence. L’ENSPM dispose, en effet, de l’expertise nécessaire dans les activités d’étude d’impact environnemental, de construction de bâtiments pouvant abriter Camtex Lab, et l’installation des équipements solaires, pour ne citer que ces compétences ».

Investir au Cameroun rappelle que le BMN a réalisé en 2022 une étude de positionnement stratégique de la filière textile-confection dans le pays. Celle-ci révèle qu’à peine 2% de la production cotonnière nationale est transformée localement. Le reste est exporté alors même que chaque année, le Cameroun importe massivement de la friperie pour plusieurs centaines de milliards de FCFA. De quoi accentuer le déficit de la balance commerciale.

« Le projet Camtex Lab pour lequel le BMN a été sollicité par la GIZ procède de l’idée qu’en créant et en dupliquant de petites industries filaires à l’échelle nationale, notre pays produira du fil de qualité, matériau essentiel dans l’industrie du textile », soutient la directrice du BMN. Cette vision s’inscrit en droite ligne de la Stratégie nationale de développement (SND30), qui vise une transformation locale d’au moins 50% de la production de fibres de coton à l’horizon 2030.


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