La France hésite à retarder les droits de douane sur les voitures électriques entre le Royaume-Uni et l’UE – sources – Aujourd’hui
La France est réticente à retarder les droits de douane post-Brexit qui devraient frapper les véhicules électriques échangés entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne, ont déclaré des sources gouvernementales françaises, dans une décision qui pourrait toucher les constructeurs automobiles des deux côtés de la Manche.
Selon l’accord commercial post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni, les véhicules électriques devront avoir un contenu européen ou britannique de 45 % à partir de 2024, avec une exigence de 50 % à 60 % pour les cellules et les packs de batteries, sous peine d’être soumis à des droits de douane à l’importation britanniques ou européens de 10 %.
Le problème est que ni les constructeurs automobiles britanniques ni ceux de l’UE n’ont suffisamment développé leurs chaînes d’approvisionnement en VE pour répondre à ces exigences et ont demandé que les règles soient reportées à 2027.
Toutefois, bien que les constructeurs automobiles français Renault et Stellantis soient tenus d’être touchés par les droits de douane, la France est réticente à accepter un report, car cela reviendrait à rouvrir un accord entre le Royaume-Uni et l’UE qui a mis si longtemps à être négocié, ont déclaré deux fonctionnaires français au fait de la question.
« L’encre est à peine sèche », a déclaré un fonctionnaire sous couvert d’anonymat. « Nous devrions être très, très prudents à ce sujet.
Il a ajouté que la France attendait de voir comment la Commission européenne évaluait la question. Un second fonctionnaire français a déclaré que les fonctionnaires allemands étaient plus favorables à un report des droits de douane, mais qu’il y avait des hésitations à Berlin.
Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l’accord de Brexit était le résultat de négociations au cours desquelles la Grande-Bretagne et l’UE s’étaient mises d’accord sur un « équilibre global des engagements », mais a ajouté que les questions soulevées par l’une ou l’autre partie pourraient être examinées par les organes mis en place dans le cadre de l’accord.
L’UE est réticente à accepter l’appel de la Grande-Bretagne à reporter les droits de douane imminents, mais les constructeurs automobiles restent optimistes quant à la possibilité d’obtenir un délai, a déclaré le mois dernier l’organisme britannique de l’industrie automobile.
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