ce que prévoit la résolution soumise au vote à l’ONU

Faut-il oui ou non déployer une force internationale en Haïti pour soutenir la police locale et juguler l’insécurité ? Vote prévu ce lundi soir 2 octobre à New York au Conseil de sécurité des Nations unies. Rien n’est acquis, car la résolution portée par les États-Unis a fait l’objet de critiques de la Chine et de la Russie. 

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Le texte prévoit le déploiement de cette force pour une durée d’un an, ayant pour mission principale l’appui à la police nationale haïtienne.

Il s’agit de mener des opérations conjointes visant à lutter contre les gangs et réduire l’insécurité. Mais aussi d’assurer la garde des infrastructures sensibles : ports, aéroports et carrefours routiers… Car les groupes criminels en Haïti entravent la circulation et perturbent l’acheminement des biens et des personnes entre la capitale Port-au-Prince et les départements de province.

Les points soulevés par la Chine et la Russie : quelle serait l’ampleur du déploiement ? À ce jour, rien de confirmé. Le Kenya, qui s’est proposé d’encadrer la mission, parle d’envoyer un millier d’officiers, à quoi s’ajouterait du personnel venu de Jamaïque, des Bahamas, et d’Antigua-et-Barbuda. Le dispositif pourrait s’étoffer, car d’après la presse américaine, d’autres pays, y compris des États européens – Italie et Espagne – seraient prêts à participer en apportant un soutien logistique.

Autre sujet d’interrogation pour Pékin : le trafic d’armes. Les gangs locaux sont suréquipés et la Chine réclame depuis plus d’un an un embargo total de l’ONU sur les livraisons de matériel militaire en direction des acteurs non étatiques d’Haïti. Reste à savoir si les négociations en ce sens vont aboutir et si Washington parvient à un consensus avec la diplomatie chinoise. 

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