C’est une mission dite de « soutien à la sécurité » et dont on ne peut objectivement douter qu’elle parte d’un bon sentiment. Mais sera-t-elle seulement en mesure d’apporter une solution structurelle salutaire, lorsqu’on sait combien Haïti est un pays aujourd’hui ravagé par des années de chaos à la fois politique, sociale, économique et humanitaire. Preuve, d’ailleurs, que la question se pose, non seulement il aura fallu pas moins d’un an d’atermoiements avant que le Conseil de sécurité de l’ONU ne donne finalement son feu vert hier, mais jusqu’à il y a encore deux mois à peine aucun volontaire n’était prêt à prendre la tête d’une telle mission. Il faut dire que les expériences passées (celle notamment de la Minustha restée sur place 13 années durant), comme les risques de se retrouver piégé dans un bourbier meurtrier ont depuis longtemps désillusionné la communauté internationale. Et c’est peut-être aussi la raison pour laquelle dès-hier l’ambassadrice américaine a tenu elle-même à prévenir : cette résolution certes « historique » n’est « que la première étape ».
Tout commence donc aujourd’hui ou presque. Au total 1000 hommes vont être déployés dans le pays pauvre des Caraïbes pour aider la police haïtienne dans sa lutte contre les gangs. Avec l’espoir, à terme, qu’améliorer ainsi la sécurité permettra peut-être d’organiser enfin les premières élections dans ce pays depuis 2016.
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C’est aujourd’hui que doit s’ouvrir à New-York le procès d’un milliardaire, à la fortune désormais envolée. Son nom : Sam Bakmann-Fried, jeune trentenaire charismatique avec sa chevelure noire en bataille et ses éternels bermudas, véritable idole devenue paria. L’ex-chevalier blanc de la finance numérique (créateur de la plateforme FTX) est à l’origine de la plus grande faillite de l’histoire des cryptomonnaies. Une débâcle qui a elle-même fortement secoué un marché hautement spéculatif. De sorte que le roi déchu des cryptos accusé de fraude et de détournement risque à présent jusqu’a plus de 100 années de prison.
Comment garantir l’indépendance éditoriale des rédactions vis-à-vis du pouvoir politique ou économique ? C’est aujourd’hui que le Parlement européen doit se prononcer sur une loi destinée à défendre le pluralisme et l’indépendance des médias. Alors ce texte avait été présenté il y a déjà plus d’un an par la Commission. Le vote de cet après-midi devra, cette fois-ci, ouvrir la voie à des négociations avec les États membres, avant une adoption finale. Sauf que plusieurs aspects ont d’ores et déjà été décriés.
La liberté et le pluralisme des médias comme éléments essentiels constitutifs de la démocratie et des droits fondamentaux. Ce sera également l’objet des états-généraux de l’information qui s’ouvrent cette fois-ci en France, aujourd’hui, conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
L’invitée de la rédaction : Nathalie Sonnac, professeur à l’Université Paris-Panthéon-Assas, et par ailleurs ex-membre du CSA.
Une note du conseil scientifique de l’Education Nationale s’inquiète de la mécompréhension des nombres et surtout des fractions à l’entrée au collège. Pis encore, puisqu’aucune évolution positive n’est détectée depuis trois ans. C’est donc là surtout un énième pavé dans la mare. Reste à savoir comment en arrive-t-on à un tel constat ?
Le prix Nobel de physique 2023 revient à un trio pour ses travaux sur les lasers ultrarapides : le français Pierre Agostini, son collègue austro hongrois Ferenc Krausz et la franco suédoise Anne L’Huillier.
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