Sympathique, fantasque, sincère… En quinze ans de télévision, Stéphane Plaza s’est imposé comme l’animateur le plus apprécié des Français. Pour Télécâble Sat Hebdo, il revient sur son parcours, la célébrité et dévoile ses (très) nombreux projets.
Vous êtes régulièrement élu animateur préféré des Français. Comment expliquez-vous ce plébiscite ?
Je ne triche pas et ça se voit dans mes émissions. Je ne porte pas de masque pour aller à la télé. Les gens le sentent, je pense. Certains disent que je suis aussi fou et aussi maladroit en vrai qu’à la télé.
Justement, ne surjouez-vous pas cette maladresse, à l’écran ?
Non, car en plus d’être dyslexique, je suis dyspraxique. J’ai du mal à coordonner mes mouvements. Je casse tout ce que je touche. Un vrai Pierre Richard.
Le succès ne vous a-t-il pas monté à la tête ?
J’ai 51 ans. Ça fait quinze ans que je fais de la télé. Je sais que la vie est très courte. Il vaut mieux rester simple et laisser les cons de côté. Je ne suis pas dupe des compliments qu’on peut me faire. Et puis, je continue à chercher des appartements moi-même. Cela m’aide à rester en contact avec le public et à garder les pieds sur terre.
Quel souvenir gardez-vous de votre casting sauvage en 2005 ?
C’était sur un salon immobilier. L’équipe de Réservoir Prod, la société de Jean-Luc Delarue, est venue sur mon stand et la directrice de mon agence a insisté pour qu’ils me prennent. Elle leur a dit que j’étais “différent”. J’étais habillé tout en noir avec une mèche digne d’un boys band. J’ai passé le casting et ça a marché. Au début, j’étais terrorisé. Je ne rêvais pas de faire de la télé. C’est d’ailleurs peut-être pour ça que ça a marché.
Au début, c’est Karine Le Marchand qui vous a pris sous son aile…
Oui. Elle m’a apporté la rigueur dans la préparation de mes émissions. De mon côté, je pense lui avoir appris à lâcher prise. Elle me fait beaucoup rire. Elle me dit tout, sans aucun tabou, le bien, comme le moins bien. Mon amitié avec Karine Le Marchand est la plus belle chose que m’aura apportée la télé.
D’ailleurs, vous allez apparaître dans la prochaine saison de « L’Amour est dans le pré »…
Oui, le temps d’une séquence, Karine Le Marchand m’appelle sur mon portable pour aider des agriculteurs à trouver une maison. C’est un crossover improbable.
Vous présenterez prochainement sur M6, « Tout changer ou déménager », une nouvelle émission de prime time…
Avec ma décoratrice d’intérieur, Sophie Ferjani, et l’agent immobilier Antoine Blandin, on vient en aide à des couples. L’un veut déménager et pas l’autre. Mes deux complices vont leur proposer deux projets concurrents. Il va y avoir aussi Rénovation surprise, un nouveau programme immobilier pour enfants avec Emmanuelle Rivassoux sur Gulli. J’ai aussi tourné, en Martinique, le premier numéro de Plaza en vadrouille, une émission où j’emmène Raymond, mon père de 90 ans, ancien champion de cyclisme, dans plusieurs destinations, au Japon, à Tahiti et en Espagne.
Vous cartonnez au théâtre (lire encadré). Pas envie d’arrêter la télé ?
Quand je n’aurai plus de plaisir à faire des émissions, peut-être que j’arrêterai. J’ai repris les tournages. Maintenant, vous dire que je ne suis pas fatigué, ce serait mentir. Mais bon, j’ai la chance de faire des émissions bienveillantes et qui aident les gens, de bien rigoler avec Sophie Ferjani et Emmanuel Rivassoux. Je n’y vais pas à contrecœur.
Et vous, à quoi ressemble votre appartement ?
Il est toujours en travaux mais la déco sera très minimaliste et épurée.
En quinze ans de télé, pensez-vous avoir fait évoluer l’image de l’agent immobilier ?
Je pense avoir montré que c’était un vrai métier. J’ai peut-être redonné ses lettres de noblesse à cette profession.
Magicien au théâtre
Depuis le 12 février, Stéphane Plaza est à l’affiche d’Un couple magique, la nouvelle comédie de Laurent Ruquier qui se joue au théâtre des Bouffes Parisiens jusqu’au 17 juillet. « J’interprète un illusionniste maladroit et un peu ringard. Je fais des tours sur scène, détaille celui qui a dû apprendre la magie pendant trois mois. Le plus surprenant, c’est que c’est un prêtre de Montmartre qui m’a coaché. »
La pièce, qui compte aussi JeanFi Janssen et Valérie Mairesse dans sa distribution, est un véritable triomphe. L’effet Stéphane Plaza ? « C’est ma troisième pièce. Les deux premières ont bien marché mais le succès de celle-ci dépasse l’entendement. Il y a une grande différence entre l’agent immobilier et la personne sur les planches. Je mets mon âme sur scène », confie le trublion dont le théâtre est la véritable passion. « Le théâtre est mon premier désir mais je n’osais pas me l’avouer. J’ai fréquenté pendant dix ans le conservatoire de Levallois-Perret. J’étais ami de Marthe Mercadier qui m’a introduit dans ce milieu. Elle m’a appris la rigueur », se souvient-il.
Aujourd’hui coaché par une actrice de la Comédie-Française, Stéphane Plaza dit utiliser « son vécu, les choses heureuses et moins heureuses » pour ses rôles. Une allusion à la terrible chute dont il a été victime durant sa jeunesse : « J’ai subi neuf opérations. Les médecins m’ont dit que je ne pourrais plus remarcher. J’essaie de ne pas me plaindre et de donner le plus de bonheur possible aux gens, que ce soit sur scène ou dans les émissions. » Un pan de personnalité que l’on découvrira davantage dans Meurtres à Figeac, un téléfilm prochainement diffusé sur France 3, où il interprète un gendarme « taiseux et torturé ».
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