Haïti: des blessés par balle n’osent plus aller à l’hôpital

Le constat est accablant, il est dressé par le site d’investigation Ayibopost dans une longue enquête : plusieurs habitants des quartiers populaires de Port-au-Prince préfèrent éviter l’hôpital, même en cas de blessure par balle, de peur d’être arrêtés par la police.

 

Article sur Ayibopost : «Comment des blessés par balle finissent en prison en Haïti

Les hôpitaux sont régulièrement pris pour cible par des hommes armés, qui vont parfois jusqu’à chercher des patients à l’intérieur comme on l’a vu en juillet 2023 dans un établissement de Médecins sans frontières. « Pour se protéger, les hôpitaux établissent des partenariats avec la police, explique Widlore Mérancourt le rédacteur en chef d’Ayibopost, et l’appelle si quelqu’un arrive avec une blessure par balle pour mener une petite enquête avant d’admettre le patient. Mais il y a des dérapages. »

Les journalistes d’Ayibopost ont rencontré un homme, blessé en 2013 de retour d’une fête à Cité soleil et arrêté à son arrivée à l’hôpital. Depuis, il est détenu au pénitencier national. Un juge a déclaré son arrestation en 2021, mais l’homme est toujours derrière les barreaux.

Pour éviter les dérives, l’hôpital de Médecins sans frontières a établi des règles interdisant à la police d’arrêter un patient sans mandat ou sans la présence d’un juge, mais les forces de l’ordre ne s’y plient pas toujours. « La grande majorité des hôpitaux n’ont pas de règles écrites pour ces cas, les médecins savent qu’ils doivent appeler la police si quelqu’un se présente avec une blessure par balle. À l’université d’état d’Haïti, par exemple, il y a un point fixe de la police établi au sein même de l’hôpital, juste à côté de la salle d’urgences, je crois, explique le journaliste Widlore Mérancourt, et si l’un des patients est sur la liste des suspects de la police, il est appréhendé tout de suite. Mais les avocats vous le diront : il est très facile d’entrer en prison en Haïti, mais il est extrêmement difficile, parfois impossible d’en sortir. »

© AyiboPost

Le changement climatique profite aux vignes québécoises

Le Québec reste un producteur assez modeste de vin, mais cette production progresse. D’une part grâce aux efforts investis par les vignerons mais, d’autre part, grâce au changement climatique. Le nombre de jours où la température dépasse 10 degrés a augmenté, ces dernières années, « la saison commence plus tôt et finit plus tard, explique un vigneron à notre correspondante, et il y a plus de sucre dans les bouteilles. »

Carole Primeau, copropriétaire du Vignoble l’Isle de Bacchus, fait déguster ses vins aux vendangeurs qui profitent de la journée pour découvrir cette production en plein essor au Québec.
Carole Primeau, copropriétaire du Vignoble l’Isle de Bacchus, fait déguster ses vins aux vendangeurs qui profitent de la journée pour découvrir cette production en plein essor au Québec. © Pascale Guéricolas/RFI

Le journal de la 1ère

Neuf personnes arrêtées et placées en garde à vue lors du démantèlement d’un réseau de proxénétisme en Guadeloupe.

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