les putschistes donnent des garanties pour assurer un départ « en toute sécurité » de l’armée française

Le contexte est tendu entre Paris et les putschistes arrivés au pouvoir à Niamey fin juillet, mais selon un communiqué lu à la télévision nigérienne, vendredi 6 octobre, une « réunion de coordination » s’est tenue jeudi entre des responsables militaires français et nigériens à Zinder (centre-est du pays) « pour convenir des modalités du retrait des troupes françaises, avec pour objectif commun un désengagement coordonné, en bon ordre, et terminé avant le 1er janvier 2024 ».

Une cellule de coordination a été mise en place afin de « faciliter les opérations de désengagement à venir et de s’assurer qu’elles se dérouleront en toute sécurité, sous escorte des forces armées nigériennes ».

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Les premiers mouvements débuteront « d’ici à la fin de semaine, avec la reprise du ravitaillement des [bases] et le départ des premiers soldats et matériels du Niger vers la France », confirmant ce qu’avait annoncé jeudi l’état-major français.

« Eviter tout trouble »

Jeudi, le régime militaire nigérien avait précisé que les 400 soldats français basés à Ouallam (Ouest) partiraient en premier. Quelque 1 000 soldats et aviateurs français sont déployés sur la base aérienne française de Niamey et 400 à Ouallam et à Ayorou (Nord-Ouest), aux côtés des Nigériens, dans la zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, sanctuaire de l’organisation Etat islamique.

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Dans un second communiqué, les militaires au pouvoir ont dit avoir envoyé une « mission à Ouallam » avec, notamment, la volonté de sensibiliser les populations sur la conduite à tenir jusqu’au départ « du dernier soldat français du camp » et les appeler « au calme » pour « éviter tout trouble tout au long de la traversée des soldats français ».

Ce retrait, une exigence des Nigériens, intervient après un bras de fer de plus de deux mois entre la France et le régime militaire issu du coup d’Etat du 26 juillet contre le président Mohamed Bazoum.

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Le Monde avec AFP

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