Paris 2024 : Amélie Oudéa-Castéra annonce une collecte de vêtements et d’équipements de sport avant les JO
La promotion de l’activité physique et sportive sera la grande cause nationale de 2024, année des Jeux olympiques et paralympiques — dont c’est lundi l’ouverture de la billetterie — de Paris. À cette occasion, la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra devrait annoncer officiellement d’ici quelques semaines le lancement de la « Grande collecte du sport », une initiative en lien direct avec l’économie sociale et solidaire. C’est ce que l’ancienne joueuse de tennis a déclaré à quatre entrepreneurs venus la rencontrer dans son ministère pour un peu plus d’une heure à l’occasion d’un entretien à paraître dans le supplément économie du Parisien cette semaine.
« On a tous chez soi des raquettes de tennis ou ping-pong, de vieux ballons de foot, de rugby, dans un placard ou un cagibi… Cette opération me permettra d’engager les Français et les clubs sportifs pour que l’on puisse organiser une économie circulaire, en réparant le matériel qui peut l’être et le donner à des familles, des jeunes ou des associations qui en ont besoin, détaille la ministre dans cette interview. Il faut mettre au point des circuits qui, dans la durée, nous permettront d’avoir cette logique d’économie circulaire prévue par la loi Agec (anti-gaspillage) en bonne intelligence avec les équipementiers. »
2 024 points de collectes en France
Ballons oubliés, survêtements devenus trop petits, kimonos pleins de poussière au fond d’un placard, haltères délaissés et vélos au clou seront les bienvenus : tout le monde peut participer via… 2 024 points de collecte. « Être grande cause nationale permet de mettre en musique l’héritage des Jeux, explique l’entourage d’Amélie Oudéa-Castéra. Avec la Grande collecte du sport, nous sommes pleinement au cœur des politiques publiques et du pacte républicain. »
Et de poursuivre sur l’organisation concrète de l‘opération : « L’objectif est de ramener les vieux équipements dans l’un des 2 024 points de collectes que nous voulons mettre en place partout en France, en nous appuyant notamment sur des enseignes comme Decathlon, Sport 2000 ou Intersport, poursuit-on au ministère. Il y a trois choses importantes : collecter donc, trier et donner. Si on peut réparer une raquette, un enfant sera sûrement très heureux de pouvoir s’en servir, si on récupère un ballon neuf de l’Euro de football 2016, un autre sera sûrement aussi ravi de pouvoir jouer avec. Et si ce n’est pas utilisable, nous recyclerons tout ce qui sera rapporté. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme disait Lavoisier. C’est la première fois qu’une telle impulsion est lancée du ministère des Sports et tous les acteurs du secteur sont prêts à jouer le jeu. »
Le dispositif sera donc dévoilé en fin d’année pour un lancement programmé dans le courant du premier trimestre 2024. Le grand ménage de printemps vous servira peut-être à ressusciter vos anciens équipements sportifs pour qu’ils profitent à d’autres. S’il existe déjà des sites et des boutiques qui permettent de vendre ou d’acheter des produits de seconde main, comme Leboncoin, Vinted, Sporteed, Emmaüs, ou les mêmes les friperies, ce sera une grande première dans le domaine sportif à l’échelle nationale.
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