Infirmier à la retraite, Bruno Riezou, est parti au Cameroun, début octobre, pour une mission d’aide et de développement. Celui qui habite Plougonvelin (Finistère) a travaillé pendant vingt-cinq ans au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest et a toujours été motivé par les missions humanitaires.
Sa formation d’infirmier, Bruno Riezou l’a commencée en 1986 lorsqu’il était dans la Marine à Toulon (Var). Six ans plus tard, diplôme en poche, il décide de s’engager autrement, là où il y avait des besoins humains importants
,
explique l’homme de 64 ans.
Il commence par passer trois ans en Haïti auprès d’une Organisation non gouvernementale(ONG) puis dans d’autres pays mais toujours dans l’humanitaire
.
Ce n’est qu’après que Bruno Riezoul rejoint le CHU de Brest tout en faisant partie de la réserve sanitaire
,
où il a participé à vingt-cinq interventions.
Des missions dans déserts médicaux
Il s’agissait de missions, parfois courtes, dans les déserts médicaux, dans les Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et même pendant la pandémie du Covid, quand j’étais à la retraite », retrace
Bruno Riezoul.
Retraité depuis trois ans justement, l’ancien infirmier n’a pas perdu cette envie d’ailleurs ni son envie de s’engager. Pourquoi avoir choisi le Cameroun comme destination ? C’est une curiosité géographique couplée à l’envie d’aider, d’échanger
, assure Bruno Riezoul.
Il va y rester six mois et mettra ses compétences de soignant au service de l’association humanitaire Emmaüs et dans le cadre plus général de la Délégation catholique pour la coopération, qui œuvre pour la solidarité internationale auprès de partenaires locaux. Il s’agit d’un des premiers organismes d’envoi de volontaires en France.
Ne pas être « donneur de leçon »
Fin connaisseur et passionné de potager, Bruno Riezoul parlera aussi de jardinage. En collaboration avec l’association Kokopelli, je donnerai des conseils pour développer des semences potagères, bios et reproductibles, adaptées au climat. L’objectif est d’aller vers l’autonomie semencière des populations et de favoriser l’économie locale »,
indique le retraité , qui a aussi des connaissances sur l’eau.
Bruno Riezoul a par exemple conçu des jarres en matériaux traditionnels avec les populations des pays où il est intervenu. Elles sont toujours utilisées et permettent de conserver une eau fraîche et dépourvue de bactéries »,
précise-t-il.
Humaniste, touche à tout et curieux de vie, Bruno Riezoul ne vient en donneur de leçons
mais tient à être « dans l’échange avec les populations. Elles m’apportent beaucoup ».
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