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Le maire de Cotonou, la plus grande ville du Bénin (Afrique de l’Ouest), était en visite dans l’Agglomération Seine-Eure du 29 mars au 5 avril. Luc Atrokpo, dont c’était le second séjour à Louviers, était reçu par Bernard Leroy (UDI), président de l’Agglo, et Hubert Zoutu (SE), maire d’Heudebouville et vice-président à l’origine des échanges engagés dans le cadre de la coopération internationale.
« Lorsque les partenariats sont basés sur l’échange et le dialogue, ils ont un aspect plus humain. C’est ce que nous constatons dans cette coopération », a déclaré Luc Atrokpo, à son arrivée à Louviers, mercredi 29 mars.
Cet échange s’est fait dans le cadre de la coopération internationale de l’Agglo, initiée dès 2009. C’était au début pour la ville de Bohicon, au Bénin, dirigée alors par Luc Atrokpo. Puis, coup d’arrêt en 2019 avant une reprise avec le maire de Cotonou, Luc Atrokpo, nouvellement élu.
Durant la semaine, la délégation de Cotonou a visité la station d’épuration de Léry, le centre de tri de Guichainville, les équipements sportifs principaux de l’Agglo (Caséo, Glacéo, stade Jesse Owens de Val-de-Reuil et bassin d’aviron à Léry-Poses), le château de Gaillon, le Hub Expos & Congrès et le Pôle d’agriculture biologique des Hauts-Prés. Les Béninois ont aussi assisté à la conférence des maires de l’Eure.

La coopération internationale
Cette coopération décentralisée est basée sur deux piliers. Il y a d’abord la loi Oudin-Santini (2005), qui autorise l’Agglo à consacrer 1% du budget eau et assainissement pour financer des actions de solidarité internationale dans le même secteur. Puis, la loi Thiollière (2007), fait de même concernant les déchets. Ce qui permet d’apporter une aide d’environ 180 000 € par an : 70 000 € en moyenne grâce à la redevance de l’eau et de 110 000 € avec les déchets.
Grâce à cela, l’Agglo a pu, par le passé, faire construire à Bohicon et ses environs un château d’eau ainsi que des bornes-fontaines. Divers groupements de femmes ont également pu acquérir du matériel de production avec des microcrédits, tandis que les enfants étaient sensibilisés au tri des déchets.
Nous ne sommes pas là pour faire à leur place. Nous travaillons d’égal à égal.
Les besoins de Cotonou
Cotonou est une ville divisée en 13 arrondissements, dont la population varie énormément selon le moment de la journée : 1,2 million d’habitants le jour, 400 000 le soir. « Il y a le Cotonou central, et le Cotonou périphérique », précise Luc Atrokpo.
Dans les six arrondissements extérieurs, il n’y a ni eau courante ni électricité.
Les besoins sont importants. L’aide de l’Agglomération Seine-Eure impacte directement les habitants. Cela apporte la preuve que les gouvernements locaux sont capables de réussir là où l’État central du Bénin peine. Je souhaite que ce partenariat continue. Vive la coopération entre Cotonou et l’Agglo !
Ainsi, l’aide de l’Agglomération permettra de répondre, en partie, aux besoins des habitants de Cotonou. À cela pourrait s’ajouter le développement économique. En effet, dans les environs de Cotonou, un projet industriel de 1 500 hectares pour le traitement du coton se met en place. « Nous pourrions imaginer une aide pour développer l’industrie agricole riche au Bénin, comme les noix de cajou, le coton ou l’ananas », indique Bernard Leroy qui imagine un accompagnement des entreprises françaises pour des investissements en Afrique.
aAvec ce partenariat, il n’y a pas un centime de perdu, pas un euro qui s’envole.
Hubert Zoutu au centre
L’Agglomération est le seule intercommunalité de l’Eure a avoir un programme de coopération internationale. Celui-ci a été mis en place par Hubert Zoutu. Lui-même est Béninois, né à Bohicon en 1942. Son association Collectif Tiers Monde a été créée en 1989 pour assurer la gestion administrative et financière des actions de coopération décentralisée. Elle sert de lien entre les deux collectivités.
Je suis plus Français que Béninois.
Le maire d’Heudebouville tient à préciser que toute l’aide de la coopération internationale n’est pas concentrée uniquement sur Cotonou. « Nous soutenons d’autres projets. Il y a un grand projet de collecte de déchets dans le village sénégalais de Danthiady. Nous avons aussi récemment reversé 3 000 € à une école de Cuba. »
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