« Conformément à la planification, à la coordination en cours », l’état-major des armées françaises a confirmé que les premiers mouvements de transfert et de retrait de troupes françaises ont eu lieu en début de semaine au Niger.
Lundi un avion de transport A-400M a quitté Niamey pour rejoindre la France avec un premier groupe d’une cinquantaine de militaires prioritaires.

Mardi midi, un convoi d’hommes et de véhicules en provenance du poste avancé de Tabarey-Barey est arrivé à Niamey, avec des poids lourds transportant du matériel et des blindés (dont certains des forces spéciales. Voir ci-dessous). Il était fortement encadré par des forces de sécurité locales.

Le retrait total des forces françaises avait été exigé par les putschistes nigériens rapidement après leur arrivée au pouvoir par un coup d’État fin juillet. Fin septembre, le président français Emmanuel Macron avait annoncé le départ du contingent tricolore.
Difficile de dire que le retrait se fait « conformément » puisque l’état-major des armées ne donne aucune indication sur la manœuvre logistique en cours et sur celle à venir.
Seule certitude : l’évacuation de l’emprise de Niamey va suivre. Une partie des soldats et du matériel sera certainement évacuée par avion. Mais pour les lourds et nombreux conteneurs de matériel, la route terrestre, plus lente mais moins chère, sera privilégiée. La destination finale des convois français n’a pas été officiellement communiquée. Puisque les frontières entre le Niger et le Bénin sont toujours fermées, les convois tricolores pourraient prendre la direction du Tchad, via plus de 1 600 kilomètres de routes et de pistes pour atteindre N’Djamena, où se trouve le commandement des Forces françaises au Sahel. Ensuite, le port de Douala?
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