Le coordonnateur général de l’Union nationale des normaliens d’Haïti (UNNOH), Josué Mérilien réprouve la posture « pompiers pyromane » des États-Unis d’Amérique en ce qui concerne la crise sécuritaire d’Haïti. Il désapprouve le déploiement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), tout en dénonçant la réalité critique du secteur éducatif haïtien.
Le dirigeant de l’UNNOH interpelle la société haïtienne sur le plan réel concocté par les américains sur la situation sécuritaire et la crise sociopolitique qui sévit en Haïti. Sans détour, Josué Mérilien critique la résolution 2699 du Conseil de sécurité des Nations-Unies autorisant le déploiement d’une force multinationale pour combattre les gangs.
Le syndicaliste s’interroge sur les véritables patrons des groupes armés qualifiés de « terroristes » qui imposent depuis plusieurs années une dictature criminelle sans nom en Haïti. Une enquête publiée par l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en janvier 2023 prouve que les armes et munitions qui alimentent l’insécurité en Haïti, proviennent des États-Unis d’Amérique, rappelle le dirigeant de l’UNNOH, comme pour culpabiliser les américains dans le déclin d’Haïti.
Les américains, en mode « pompiers pyromanes », planifient la crise en Haïti et entendent proposer la solution, dénonce Josué Mérilien rappelant qu’Haïti n’est pas à sa première expérience d’occupation et les résultats n’ont jamais été suivis. À travers 5 questionnements agités, le coordonnateur de l’UNNOH réprouve toute option cosmétique à la crise et plaide pour un nettoyage au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH) afin d’écarter les policiers véreux.
L’enveloppe de 200 millions de dollars mobilisée par l’administration de Joe Biden au profit de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) devrait être de préférence accordée à la PNH pour des résultats concluants, prône Josué Mérilien. Ce montant aurait permis d’acquérir des hélicoptères, des équipements sophistiqués au bénéfice de l’institution policière, soutient le syndicaliste.
À propos de la situation du système éducatif haïtien à la croisée de la Journée mondiale des enseignants, le 5 octobre, Josué Mérilien souligne une lutte sans fin engagée par des acteurs du secteur en Haïti afin d’améliorer l’offre éducative. Il dénonce un contexte d’insécurité planifiée, de violence des gangs qui met à mal la profession d’enseigner en Haïti. La poursuite de la grève des enseignants pour exiger de meilleures conditions de travail est la preuve que le pouvoir de facto se soucie peu du quotidien des enseignants.
S’agissant de la réalité des centres scolaires publics occupés par des déplacés, Josué Mérilien réclame des conditions adéquates pour la remise en état de fonctionnement des espaces concernés. La gestion perverse du dossier des sinistrés peut entraver la société un déséquilibre dans la société, craint le syndicaliste.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com
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