Il cumule 135.000 abonnés sur Tiktok: on a rencontré Armand Mazloumian, l’influenceur de supercars qui détonne à Monaco

C’est à bord d’une magnifique Opel GT Roadster d‘époque qu’Armand Mazloumian arrive à la concession Toyota – Lexus de Monaco, comme à la maison, avec un polo floqué de la marque, lui qui vient de conclure un partenariat d’influence avec le constructeur japonais.

 

Un grand sourire aux lèvres, il nous présente son joujou. « 360 chevaux turbo, quatre cylindres propulsion, avec préparation », énumère-t-il fièrement.

 

Forcément, l’automobile, c’est son dada. « ArmandMA », comme il s’appelle sur TikTok, s’est fait un nom sur le réseau social il y a peu. Comment? En filmant les supercars défilant dans les rues monégasques, avec sa phrase d’accroche désormais connue de son public: « Nice car bro » (NDLR, jolie voiture frère). 

 

135.000 abonnés

 

Sans prétention aucune, le néoinfluenceur de 51 ans n’imaginait pas cinq mois après ses débuts culminer à 135.000 abonnés sur le réseau social chinois. 

 

Un expert de la Chine

 

« C’est inattendu car je n’ai pas 15 ans ou 18 ans. Je ne contrôle pas tout. Ce n’est pas dans mon ADN. Depuis deux mois, je me suis lancé dans les lives. J’en fais tous les jours, du lundi au dimanche, de 19 h à minuit. Je filme les voitures entre l’hôtel de Paris et le Casino. Quand je vois une dinguerie, je la montre, je commente, je suis authentique, franc, direct. En août, j’ai été classé premier livestreamer de France et de Monaco. » D’autant qu’Armand Mazloumian vient d’un univers autre que celui des réseaux sociaux et de l’influence… mais n’y est pas totalement étranger.

 

« Si vous tapez mon nom sur Google, vous verrez que je n’ai rien à voir avec les voitures. J‘ai plus l’habitude d’être en costume-cravate. J’ai vécu sept ans en Chine, je suis très connu en France pour cette expertise, j’ai travaillé pour Chronopost en les aidant à développer leur stratégie e-commerce là-bas. J’ai également contribué au développement du e-paiement chinois pour La Banque Postale, je préside le think-tank French Chinese Center, donnant des conseils à des entreprises souhaitant renforcer leur présence en Chine », développe l’influenceur aux multiples casquettes. 

 

Oui mais voilà, celui qui s’ennuie de la routine a voulu relever un « nouveau challenge » et est revenu en France il y a quatre ans, avant de s’installer à Beausoleil en avril dernier. 

 

Fort de sa connaissance des datas et des applications chinoises, « ArmandMA » a voulu « se faire plaisir » en se consacrant à sa passion des supercars. « En mars, j’ai été le premier à filmer la Citröen Ami en live, qui s’était crashée dans le virage de l’hôtel Fairmont. Je n’ai pas diffusé le crash car je ne suis pas à la recherche de buzz, mais la vidéo a fait 13,4 millions de vues. J’ai gagné énormément de followers là-dessus. »

 

Notoriété, bienséance et partenariats

 

Une fois la machine lancée, il n’y avait plus qu’à capitaliser sur son naissant succès. Sa recette est très simple: « Je ne fais pas de montage, ne modifie pas mes vidéos. J’essaie de rester moi-même, de faire vivre le moment. C’est peut-être ce qui plaît. »

 

Un cocktail gagnant qui permet aujourd’hui à l’influenceur de signer des partenariats, non rémunérés pour l’heure, avec des grandes marques. « Lexus m’avait contacté sur LinkedIn. J’ai pu tester quelques jours la Lexus RX 500h. J’ai pu conduire en McLaren Artura pendant le Yacht Show, mise à disposition par la concession de Monaco. »

 

Dans ses nouvelles fonctions, Armand Mazloumian n’oublie pas de mettre un avant un certain côté éthique. Peut-être encore plus depuis que les influenceurs sont pointés du doigt pour leurs malversations. S’il ne se sent pas concerné par ces polémiques, il met un point d’honneur à être exemplaire.

 

« GMK? Trop loin pour moi »

 

« Une vidéo doit faire plus d’une minute pour être monétisée. Il faut ajouter à ça plein d’autres facteurs. Sur une minute, la vue rapporte entre 50 et 70 centimes. Ce sont bien évidemment des revenus qu’il faut déclarer. C’est tout nouveau pour moi. Je le dis, il faut que tout le monde déclare ce qu’il gagne via TikTok. »

 

Il n’oublie pas non plus de rappeler les règles d’un bon repérage de voitures en Principauté. « Je sensibilise aux règles ici dans mes lives. Quand on filme sur la place du Casino, on ne sait pas que c’est privé.  Puis il ne faut pas oublier que les gens ici veulent de la tranquillité, il faut éviter d’être trop intrusif. »

 

Enfin, il n’hésite pas à bloquer ce qu’il appelle les « haters » (NDLR, haineux), afin de « conserver une bonne expérience » pour ses abonnés. Si cet homme de challenge n’a pas d’objectifs définis pour la suite, il espère continuer à vivre son conte de fées. « Je ne me prends pas la tête, je prends les choses comme elles viennent. » Pourquoi pas dépasser le célèbre influenceur GMK? « Il est trop loin pour moi », s’amuse Armand Mazloumian. 

Au Yacht Show et à Top Marques

Depuis qu’il gagne en notoriété, « ArmandMA » est dans les petits papiers des événements du Rocher. « J’ai été invité par l’Italian Sea Group au Yacht Show fin septembre en tant qu’influenceur. C‘est la première fois que le groupe fait appel à un influenceur ici. C’est innovant, une manière plus fun de s’adresser à la clientèle. J’ai été convié par Brabus sur un gros navire. C‘était incroyable. J’ai passé l’après-midi à faire du contenu car je me sentais bien. »

 

Il a aussi été invité à Top Marques en juin, où il a été « interviewé par M6 et la télé chinoise ». Des sollicitations qui en appellent d’autres…

 

Le chiffre

300

 

C’est le nombre de vues, en milliers, réalisées en moyenne par « ArmandMA » lors de ses lives le mois dernier. Il a totalisé 15 millions de vues sur la même période.

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