Au troisième trimestre de cette année, au moins 362 cas d’enlèvements ont été enregistrés en Haïti, marquant une augmentation de 141,3% par rapport à la période précédente, où 150 enlèvements avaient été signalés, selon un rapport de la cellule d’observation de la criminalité (coc) du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (cardh) publié mercredi.
Selon la Cellule d’observation de la criminalité (coc) du CARDH, entre juillet et septembre derniers, 11 enlèvements collectifs ont été enregistrés, principalement dans le Bas-Artibonite.
Dans cette zone, le trimestre précédent a également vu une augmentation de 83,3 %, avec 6 enlèvements collectifs.
« Ce département deviendra une plaque tournante principale des enlèvements si des mesures ne sont pas prises », a prévenu le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (cardh).
L’augmentation des enlèvements est attribuée à l’affaiblissement du mouvement citoyen « Bwa Kale, » qui avait confronté les puissants gangs armés dans certaines localités, ainsi qu’à l’absence de mesures pour prévenir la résurgence des violences provoquées par ces groupes, croit l’organisme de droits humains.
L’organisation a signalé qu’entre le 1er janvier et le 30 septembre de cette année, le pays a connu 901 enlèvements, dont au moins 63 impliquant des citoyens étrangers.
Pendant la même période, l’organisation non gouvernementale a enregistré 1 564 homicides.
Haïti fait face à une crise profonde caractérisée par une violence extrême, avec des groupes armés qui contrôlent la capitale, Port-au-Prince, et d’autres parties du territoire, étant responsables de centaines de meurtres, viols, enlèvements, et autres crimes.
Le 2 octobre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé le déploiement pour un an (prolongeable) d’une force multinationale pour aider la police haïtienne à lutter contre ces groupes armés.
Le Kenya a proposé de diriger un dispositif d’environ un millier de policiers, une demande initialement formulée par le gouvernement haïtien il y a un an, avec le soutien du secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Plusieurs pays des Caraïbes ont montré leur volonté de participer à la mission, notamment la Jamaïque, la Barbade, et les Bahamas. Cependant, les pays d’Amérique latine n’ont pas encore proposé d’envoyer des troupes.
Les États-Unis, qui ont rédigé la résolution en collaboration avec l’Équateur, prévoient de contribuer avec deux versements de 100 millions de dollars chacun, issus du Département d’État et du Département de la défense, sous réserve de l’approbation du Congrès, pour répondre aux besoins logistiques de la mission.
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