Dans un communiqué e presse en date du vendredi 13 octobre 2023, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), appelle au respect du droit à l’éducation des enfants, des jeunes et des adultes en Haïti, tout en renouvelant son engagement à appuyer l’État haïtien et ses partenaires dans la transformation positive de l’éducation formelle et non formelle. Aussi, l’institution onusienne demande urgemment de renforcer le plaidoyer de l’urgence éducative.
Soulignant que la rentrée des classes pour l’année académique 2023-2024 a eu lieu dans un contexte de crise multidimensionnelle, l’institution onusienne invite tous les acteurs à contribuer à la protection des élèves, des universitaires, des parents, du personnel enseignant et des archives des établissements scolaires et universitaires, dans le respect de la déclaration sur la sécurité dans les écoles signée par plus de 111 pays, dont Haïti.
L’instance rappelle que tous les pays qui ont signé ladite déclaration, « s’engagent à prendre des mesures, notamment à fournir une assistance aux victimes d’attaques, à enquêter sur les accusations de violation du droit national et international et à poursuivre en justice s’il y a lieu les auteurs de telles violations, et à chercher à poursuivre l’enseignement dans des conditions de sécurité pendant les conflits armés et à appuyer les efforts déployés à cette fin ».
Pour sa part, l’Unesco réitère son engagement aux côtés de l’État haïtien et de tous les secteurs concernés par l’éducation, pour accompagner toutes les catégories d’apprenants et les enseignants de tous les niveaux du système éducatif haïtien, allant du préscolaire à l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, en passant par l’éducation non formelle et la formation technique et professionnelle.
« En ce sens, l’organisation continuera d’apporter son soutien à l’État haïtien via le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) dans la reconstruction parasismique et anticyclonique d’une centaine d’écoles au niveau de la Grand-Anse, du Sud, du Nord et de l’Artibonite », poursuit l’Unesco dans son communiqué.
La reconstruction de ces écoles s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du ‘projet adaptation au changement climatique et réduction des risques de catastrophe dans les infrastructures scolaires” financé par le Fond d’Adaptation », rappelle l’instance dans le document consulté par la rédaction de Loop Haiti.
Aussi, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture informe qu’elle poursuit aussi son soutien à la réforme curriculaire en cours, qui, selon l’instance, occupe une place centrale dans les priorités de l’État d’Haïti.
« Un des aspects essentiels de cette réforme curriculaire concerne les mécanismes de mise en œuvre du programme d’éducation multilingue fondée sur le créole haïtien », précise l’Unesco, soulignant que le multilinguisme effectif auquel aspirent les autorités du pays vise non seulement à améliorer la qualité de l’éducation par l’usage de la langue créole dans sa double dimension de langue d’enseignement et de langue enseignée, mais aussi à favoriser l’intégration sous-régionale du pays, tout en conservant ses acquis historiques et patrimoniaux en matière linguistique.
L’instance de l’ONU dit se réjouir de la tenue de la rentrée scolaire 2023-2024, qui suscite de l’espoir aux enfants et aux familles. Elle encourage les parents et les enseignants à faire de l’éducation de tous les enfants haïtiens une « priorité ».
Pour conclure, « l’Unesco demande à tous les acteurs étatiques, toutes les forces politiques et toutes les parties prenantes de l’éducation de faire tout ce qui est possible pour garantir l’effectivité de l’année scolaire pour 100% des apprenants haïtiens, sur l’ensemble du territoire national, sans distinction de milieu de résidence, d’âge ni de situation socioéconomique, notamment en protégeant les institutions d’enseignement contre toutes formes d’attaques, afin de garantir le droit d’enseigner et d’apprendre en toute sécurité et sans crainte, en protégeant les étudiants, les enseignants, les écoles et les institutions d’enseignement supérieur », précise le communiqué.
Il convient de rappeler que le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) a annoncé lundi 2 octobre 2023 que sa commission chargée des élèves et enseignants déplacés suite aux violences urbaines a recensé 11 085 élèves déplacés.
La première phase de cette enquête, selon le MENFP, a révélé qu’il existe, jusqu’à début octobre, 43 sites regroupant des enfants, des enseignants et leurs familles.
« Cette enquête montre qu’il y a 12 057 enfants et jeunes déplacés. Parmi eux, il y a 11 085 enfants qui ont déjà fréquenté l’école depuis la maternelle jusqu’au secondaire 4 . Parmi eux, on retrouve 5 597 filles et 5 488 garçons. 2 231 sont des enfants de moins de 6 ans déjà scolarisés en maternelle », avait informé le ministère dans son communiqué de presse.
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