Héroïques, les Blacks brisent le rêve irlandais

Annoncé comme le plus grand match de la compétition, ce quart de finale a tenu toutes ses promesses. Du jeu, du mouvement, du suspense, et une fin de match où d’héroïques Néo-Zélandais sortaient un XV du Trèfle pourtant intouchable depuis quatre ans. Éliminés, les Irlandais ne disputeront toujours pas la première demi-finale de leur histoire. Les Blacks, eux, sont à deux matchs d’un quatrième titre mondial.

Le film du match

35 temps de jeu, pour que finalement, à trois mètres de sa ligne, l’inoxydable Whitelock (35 ans depuis jeudi) ne vienne mettre la main sur le ballon et libérer les siens. La conclusion d’un match sensationnel, qui mettait un terme à un suspense irrespirable. 28-24, les Blacks sont en demie.

Pourtant, malgré une première mi-temps parfaite, les Néo-Zélandais ont connu toutes les peines du monde à décrocher des Irlandais moins cliniques qu’à l’accoutumée. 18-17 à la pause.

En deuxième période, les coéquipiers de Sexton remettaient la main sur le ballon, mettaient les Blacks à la faute (sept dans le deuxième acte) et croyaient renverser la montagne. Mais jamais, les Irlandais ne reprenaient le score. Pire, ils finissaient par avoir peur de faire la passe de trop en fin de rencontre. Alors, au courage, les All Blacks arrachaient leur qualification à la 83e minute.

Le fait: Les Blacks sont éternels

On ne devient pas champion du monde sans un immense public. Et hier, d’entrée, les supporters Irlandais marquaient les esprits. Une minute de silence pas respectée, des chants sur le haka… de quoi mettre les vingt-trois hommes en noir en colère. Alors, pourtant annoncés outsiders, les All Blacks retrouvaient leur lustre d’antan. Dominateurs en conquête, solides devant leur ligne en défense et capables de se trouver les yeux fermés, les Blacks faisaient déjouer la meilleure nation mondiale depuis quatre ans. Impuissants, les Irlandais, qui restaient sur 17 succès consécutifs, voyaient la demi-finale (qu’ils n’ont jamais ralliée) leur glisser entre les doigts. Fin du rêve.

Les All Blacks ont continué d’écrire leur légende, quand les 60.000 et 23 Irlandais n’avaient plus qu’à noyer leur chagrin dans les rues de Paris.

L’essai: la magie noire des Néo-Zélandais

Après un échange de jeux au pied, Mo’unga décidait de relancer, et servait son arrière Beauden Barrett. Ce dernier tentait sa spéciale: un petit par-dessus dans la zone morte, derrière la défense. Le meilleur joueur du monde 2016 et 2017 parvenait à récupérer la balle, et s’empalait dans Lowe. Le jeu rebondissait, Lomax décalait alors Barrett (Jordie cette fois), qui ouvrait pour Fainga’anuku. Le futur toulonnais éliminait Aki en servant Ioane, qui évitait le retour de ce même Aki en remettant à l’intérieur à Fainga’anuku, qui inscrivait le premier essai de la soirée (19e). Du pied, des passes, des remises et des Irlandais battus par la magie noire.

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