Un trésor se cache-t-il dans cette église des Yvelines ? Un radar pourrait enfin résoudre ce mystère
Publié le
La collégiale Notre-Dame, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), livrera-t-elle de nouveaux secrets ? Deux campagnes de sondage par géoradar seront menées dans l’édifice religieux datant du XIIe siècle entre fin 2023 et le courant de l’année 2024.
La première intervention des experts de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) est attendue en théorie les 27 et 28 novembre 2023. Cette phase ciblera la nef, le chœur et le déambulatoire. La seconde, programmée en 2024, s’intéressera aux chapelles latérales et rayonnantes, mais aussi à certaines zones hors les murs (flanc sud rue du château et parking du chevet).
À la recherche des traces d’une église primitive
Cofinancée par la Ville, via le service Patrimoine et Tourisme (sous la houlette de la chargée du Patrimoine Habiba Dovas), et trois associations (Culture Patrimoine Mantais ; Amis de la Collégiale ; Amis du Mantois), cette étude par radar à pénétration de sol a pour objectif de détecter « la présence ou l’absence », cadre la municipalité dans la délibération présentée le 2 octobre 2023 en conseil municipal, d’éventuels vestiges d’une église primitive, citée dans des textes médiévaux, dont l’emplacement n’a jamais pu être établi « faute d’investigations poussées ».
Des fouilles opérées en 1845 dans le chœur à la recherche du cœur de Philippe Auguste, vaine, avaient mis au jour des caveaux, très vite remblayés. Ce souvenir donne de l’espoir même si personne n’envisage sérieusement aujourd’hui de retrouver désormais ici « l’âme » du roi Philippe II, décédé à Mantes le 14 juillet 1223 à l’âge de 57 ans. Si la rumeur court toujours, la légende a vécu.

Entre espoirs raisonnables et rêve de trésors archéologiques
Toutes les associations impliquées financièrement dans le projet (le coût total avoisine les 12 000 €, N.D.L.R.) fondent d’ailleurs des espoirs raisonnables sur cette « exploration » par ondes électromagnétiques. La technologie utilisée ne permettra pas de scruter les tréfonds de la collégiale. On évoque une pénétration du sol de deux mètres au maximum.
Le jeu en vaut pourtant la chandelle s’accordent les trois associations. « Si on ne trouve rien, tant pis, mais au moins nous n’aurons pas de regret, résume Olivier Renaud, le président des Amis de la Collégiale. On espère toujours. Il y a peut-être d’anciennes tombes, des traces de l’ancienne église. »
« Si on découvre quelque chose, ce serait merveilleux. Il y a une forme d’excitation et de l’impatience. On trouvera peut-être des choses qu’on n’imagine même pas. »
« Il faut aller au bout de la réflexion, confirme Michel Potrel, le président de Culture et Patrimoine Mantais, qui a beaucoup œuvré pour que le “scan” ne se limite pas à la seule nef. On ne peut pas être certain de trouver quelque chose, mais je ne regretterai pas l’investissement. »
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.