Boni Yayi écrit à Obassanjo pour une solution à la crise nigérienne

Boni Yayi fait le lobbying pour le retour à la normale des relations commerciales entre le Bénin et le Niger. L’ex-chef de l’Etat se dit préoccupé par la situation des commerçants et des agriculteurs bloqués à la frontière entre les deux pays. Après sa descente sur le terrain samedi 7 octobre 2023, Boni Yayi a adressé un rapport à l’ex-président du Nigeria, Olusegun Obassanjo. 

 

Dans son rapport posté sur sa page Facebook ce lundi 16 octobre 2023, Boni Yayi rappelle que cette situation est due aux sanctions infligées au Niger par la CEDEAO après le coup d’Etat contre le régime de Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023. Il renseigne que des milliers de citoyens de la sous-région sont bloqués à cette frontière.

 

L’ancien président béninois relève que « plus de 2 000 camions et près de 5 000 usagers (chauffeurs, mécaniciens et autres) » sont bloqués à la frontière. Il dit avoir vu sur le fleuve Niger « environ 2000 citoyens inquiets pour leur survie et qui dépensent leurs revenus dans le transport fluvial depuis ils sont privés de transports terrestres ». Boni Yayi rapporte que ces citoyens et les propriétaires de biens sont tenus de payer 15 $ (environ 10 000 FCFA) à l’arrivée et au départ.

 

Selon Yayi, « leur sécurité est menacée, car beaucoup sont victimes de noyade ». Il estime que le statu quo qui prévaut aujourd’hui dans la gestion de la crise politique qui secoue le Niger crée « des problèmes économiques, sociaux, sanitaires et sécuritaires pour des populations innocentes ». Boni Yayi fait remarquer que ce dont il a été témoin « n’honore pas » la CEDEAO.

 

Des deux côtés de la frontière, insiste-t-il, « il y a une psychose à cause de l’épée de Damoclès qui pèse sur le peuple ». Il souligne que « ces transporteurs vivent dans ce que l’on peut qualifier de zone sinistrée et de catastrophe humanitaire : l’environnement est insalubre, ils sont privés d’eau, n’ont pas de revenus, pas de nourriture et sont livrés à eux-mêmes ».

 

Yayi mentionne dans son rapport que des centaines de camions bloqués transportent des produits périssables. Ces produits, la plupart du temps, ne sont pas assurés, et même pour ceux qui sont assurés, le retard dans la livraison des marchandises les expose à des pénalités.

 

Accélérer la recherche de solutions

Face à cette situation, Boni Yayi implore Obassanjo, en tant qu’aîné des anciens présidents de la CEDEAO, d’examiner les moyens par lesquels les anciens présidents de l’organisation sous-régional peuvent être impliqués « dans la résolution urgente de cette question ». Il suggère à son homologue de parler à l’actuel président de la CEDEAO, le Nigerian Bola Tinubu qui selon Yayi, est « le seul à pouvoir accélérer la résolution de cette question entre la CEDEAO et le Niger ».

 

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