À Fargues-Saint-Hilaire, des gens du voyage ont installé leurs 40 caravanes sur la plaine des sports
Sur le parking arrière du Super U de Fargues-Saint-Hilaire, la concentration de population a été bien vue jusqu’à ce dimanche 15 octobre : y était organisée la diffusion de chaque match des Bleus à la Coupe du monde de rugby et on y comptait jusqu’à 2 000 personnes. En prélude à la…
Sur le parking arrière du Super U de Fargues-Saint-Hilaire, la concentration de population a été bien vue jusqu’à ce dimanche 15 octobre : y était organisée la diffusion de chaque match des Bleus à la Coupe du monde de rugby et on y comptait jusqu’à 2 000 personnes. En prélude à la défaite de la France, un autre rassemblement plus controversé s’est effectué de l’autre côté, sur le terrain d’entraînement de la plaine des sports.
Des gens du voyage avec une quarantaine de caravanes. « Nous arrivons de Mérignac où nous étions sur la future aire de grand passage », explique ce lundi une mère de famille. « Nous avons l’intention de respecter les lieux. » Un jeune père arrivé de Bouliac ajoute : « Nous allons faire une collecte chaque semaine pour dédommager la mairie. » N’empêche que cette occupation est illégale, et qu’à Fargues, on en est à six visites de ce type cette année dans cette commune de moins de 5 000 habitants, donc non tenue de disposer d’une aire de stationnement.
Référé en expulsion
« Contrairement à la rumeur, ces incursions sont subies et ne sont pas la résultante d’une quelconque entente avec la mairie », tonne le maire Bertrand Gautier, qui est allé porter aux occupants ce lundi matin un arrêté d’interdiction et enclenché une procédure de référé en expulsion. Une benne à ordures a été mise à disposition mais « depuis les dernières incursions, nous sommes en cours d’étude de solutions pérennes et surtout éprouvées afin de stopper cette hémorragie de squat de notre espace public », souligne l’élu.
Les gens du voyage rencontrés évoquent comme d’habitude un manque de places dans les aires de stationnement prévues à cet effet dans la métropole bordelaise. « Sur ces aires, des familles restent l’année entière, ce n’est pas l’esprit », note l’un d’entre eux. Le maire rétorque à distance : « Je connais des aires où il y a des places, les raisons sont ailleurs, notamment que des familles ne veulent pas être avec d’autres sur le même terrain. » Au regard des délais de procédure, les occupants du terrain devraient rester au moins une quinzaine de jours.
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