Plan de sobriété énergétique du sport : les actions conjuguées de l’ensemble des acteurs du secteur contribuent à la réduction de 12% de la consommation nationale d’électricité et de gaz

Sur les 40 engagements qui composent le plan de sobriété énergétique du sport :

–    32 mesures (80%) ont été mises en œuvre ;
–    6 (15%) nécessitent un suivi renforcé ou un ajustement ;
–    2 mesures prévues en cas de délestage n’ont pas eu à être activées.

Ce bilan intervient dans la continuité du colloque organisé la semaine dernière pour l’anniversaire du plan de sobriété énergétique. Ce colloque a été l’occasion de montrer la mobilisation collective de chaque secteur, d’évoquer le bilan inédit d’une baisse combinée de la consommation d’électricité et de gaz de 12% sur l’année, et de montrer que l’effort continue  .
 
Le rapport publié ce jour par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques fait état de la pleine contribution des acteurs du sport à cet effort collectif.

1.    Acteurs du sport pour tous : l’Etat au soutien d’une forte mobilisation des collectivités territoriales, du mouvement sportif et des loisirs marchands 

Sur les 476M€ déjà attribués par l’Etat pour cofinancer plus de 2 500 projets dans le cadre du fonds vert, 68,6 M€ ont été attribués à des projets de rénovation énergétique des équipements sportifs, soit 14% du montant global attribué à date (pour 281 projets). 
Ce soutien de l’Etat amplifie grandement l’accompagnement du programme d’intervention de l’Agence Nationale du Sport (ANS) dans le cadre du plan de relance pour lequel 50 M€ avaient été attribués en 2021 et en 2022 pour la rénovation thermique des équipements sportifs.
 
Sur le plan du chauffage des infrastructures, 88% des acteurs ont diminué de 2°C la température des gymnases, détenus à plus de 85% par les collectivités territoriales, et des salles privées de sport tandis que 86% de ces acteurs ont respecté, ces derniers mois, la limite de recours à la climatisation au seuil de 26°C. 

61% des fédérations sportives et des ligues professionnelles ont nommé un référent énergie et 58% d’entre eux ont été spécifiquement formés aux enjeux énergétiques. Les autres fédérations sont invitées à respecter cet engagement avant la fin de l’année.

2.    Sport professionnel : des acteurs impliqués en faveur de la sobriété énergétique
 
Le football et le rugby professionnels ont réduit de près de 50% l’éclairage des 
avant-matchs et des après-matchs pour les rencontres en journée et de 30% en nocturne. Certains matchs de TOP14 ont réussi à éviter un éclairage diurne en totalité. Une mesure importante sur l’éclairage, un poste de dépense énergétique qui représente 18% de la consommation du secteur.
La Ligue de Football Professionnel (LFP) et ses clubs sont particulièrement investis dans la réduction de la consommation énergétique. Ainsi 80 % des 20 clubs professionnels utilisant du chauffage au sol pour les pelouses ont réduit leur consommation. La consommation liée à la luminothérapie sur les pelouses a également été réduite de 42%. 

De plus, la multiplication par 5 des critères écologiques dans l’attribution de la licence club (passage de 2 à près de 11% sur l’ensemble des catégories), condition indispensable pour toucher l’intégralité des droits TV, confirme la volonté de la LFP d’inscrire durablement la transition écologique dans son projet de développement.

3.    De nouvelles perspectives pour 2024, année historique pour le sport français

Des perspectives et de nouvelles mesures sont d’ores et déjà proposées afin de prolonger l’ensemble de ces efforts en 2024 :

–    sur la réduction des émissions de CO2 des clubs professionnels dans le cadre de leurs déplacements, qui fera l’objet d’une charte d’engagement signée avec les opérateurs de transport d’ici la fin de l’année ;
–    sur la sobriété des comportements numériques, qui représentent 10% de la consommation électrique française, à laquelle le sport doit une nouvelle fois prendre toute sa part.

Les Jeux olympiques et paralympiques de l’été 2024 illustreront également une nouvelle référence de grands événements sportifs internationaux, en réduisant de moitié les émissions de carbone liées à l’organisation par rapport aux éditions précédentes, notamment grâce à 95% d’infrastructures existantes ou éphémères et à la prise en compte par la SOLIDEO  , dès la conception des 64 ouvrages olympiques et paralympiques, des meilleures solutions d’optimisation de consommations d’énergie. 

Enfin, alors que l’année 2023 est déjà mesurée comme la plus chaude de notre Histoire, le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques publiera, en novembre prochain, un plan d’adaptation de la pratique sportive au changement climatique, en lien avec le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires qui présentera en décembre le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC 3) qui intégrera pour la première fois une dimension sportive.
 

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