Sur le papier, ce 32e de finale de Coupe de France entre le Mulhouse BA (N1) et le SLUC Nancy (Elite), mardi soir au Palais des sports, avait tout d’un combat entre David et Goliath. D’autant que l’équipe alsacienne est à la peine en ce début de saison avec trois défaites en cinq journées de championnat, tandis que la formation lorraine est en pleine confiance avec quatre victoires en six matches.
Rien à perdre
Les protégés de Lauriane Dolt, toujours privés de l’ailier fort américain Chris Seeley, n’avaient rien à perdre et se lançaient dans la bataille à corps perdu face à des adversaires ayant au contraire l’obligation de l’emporter pour faire respecter la hiérarchie.
Après avoir d’emblée mené au score durant quelques instants (5-2 à la 2e ), les joueurs locaux, libérés de toute pression, sans complexe, soutiennent la comparaison avec les visiteurs durant le premier quart-temps. Ils ne comptent que trois points de retard à l’issue de celui-ci (21-24).
S’ils perdent du terrain à l’entame du deuxième acte face à des Nancéiens un peu plus agressifs (23-30 à la 11e , 30-35 à la 15e ), ils se reprennent deux minutes avant de rejoindre les vestiaires. Florian Pouaveyoun et Victor Serrano à l’intérieur de la raquette, Benjamin Mondesir au-delà de la ligne des 6,75m réveillent une salle qui ne demande qu’à croire en un possible exploit et à s’enflammer. Euphoriques, les Alsaciens, portés par les acclamations de leurs supporters, reprennent les commandes (48-42 et 49-43 à la 20e ). Reste à savoir s’ils vont tenir la distance face à des Nancéiens qui n’ont aucune envie de rentrer bredouilles à la maison (50-47 à la 20e).
De leur côté, les Haut-Rhinois n’ont pas l’intention de lâcher prise. Survoltés, motivés comme jamais, ils creusent l’écart au retour des vestiaires, grâce notamment à Florian Pouaveyoun, Seydou Ndiaye et Victor Serrano, que rien ne semble alors pouvoir arrêter. Ils possèdent ainsi jusqu’à 9 longueurs d’avance (60-51 et 63-54 à la 24e ) alors que l’ambiance monte d’un cran dans les tribunes.
Mais les Meurthe-et-Mosellans, sous l’impulsion notamment de l’impressionnant pivot Shevon Thompson et du rapide meneur Frank Mason, se rapprochent dangereusement. Ils finissent par revenir à la hauteur des Mulhousiens après deux lancers francs de Clément Frisch (72-72 à la 28e ) puis prennent les devants (75-80 à la 30e ).
Victor Serrano et les siens n’abdiquent pas pour autant et font le forcing durant la dernière ligne droite, à l’image d’un Samuel Eyango-Dingo impressionnant de détermination et de rage de vaincre.
Malheureusement pour eux, Antony Labanca, meilleur marqueur de la soirée, et les Nancéiens accélèrent et assurent le minimum syndical pour l’emporter. De cinq points seulement (98-103).
« On s’est bien battu »
« On a fait un très bon match et je suis très content », souriait Victor Serrano au coup de sifflet final. « On y a cru jusqu’au bout, mais la différence de niveau était trop importante. » « On a pris du plaisir, c’était important, et on a communié avec notre public, ce qui l’était tout autant », soulignait de son côté Samuel Eyango-Dingo. « On s’est bien battu », renchérissait Florian Pouaveyoun. « J’espère qu’on fera aussi bien vendredi à domicile face à Andrézieux-Bouthéon. On doit se reprendre en championnat, c’est notre priorité. »
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