Côte d’Ivoire-AIP/ Vers la valorisation de la culture du champignon localement – AIP – Agence Ivoirienne de Presse de Côte d’Ivoire
Abidjan, 17 oct 2023 (AIP)- Le centre national de floristique (CNF) de l’université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) d’Abidjan a présenté mardi 17 octobre 2023 à la champignonnière à Abidjan, son laboratoire de production des semences de Côte d’Ivoire, qui grâce à un financement de la coopération allemande, à travers la GIZ, va davantage promouvoir la culture du champignon en Côte d’Ivoire.
« Ce laboratoire a été mis en place, grâce au financement de la GIZ. Il nous permet, aujourd’hui, d’être un centre d’incubateur des semences de champignons comestibles en Côte d’Ivoire. On lance un appel aux producteurs pour dire que désormais s’ils cherchent des semences de champignons comestibles l’endroit tout trouvé est le CNF », a déclaré la directrice adjointe du CNF, Pr. Tiébré Marie-Solange.
Elle a expliqué que les champignons sont très appréciés par la population ivoirienne au regard de son apport nutritif important et constituent une source de protéines, de vitamines et des sels minéraux, mais aussi une importante source de revenus non négligeable pour les producteurs qui en font la culture.
« En Côte d’Ivoire, malheureusement, la culture des champignons est peu pratiquée et les acteurs de la filière évoquent, entre autres, la non-disponibilité des semences à l’échelle nationale et la non-maitrise des techniques de culture », a-t-elle indiqué.
A cet effet, a-t-elle relevé, un consortium d’enseignants-chercheurs regroupés au sein d’une organisation non gouvernementale, « ONG SOS-FORÊTS », ont monté un projet intitulé, « Développement de la culture des champignons comestibles à base de cortex de cacao en Côte d’Ivoire et productions de semences ».
Selon Pr.Tiébré, en plus de la subvention locale de la GIZ, elle a doté la champignonnière du CNF de neuf matériels de grande capacité pour la production des semences en Côte d’Ivoire. « Ce matériel va augmenter la capacité de production des semences en Côte d’Ivoire et permettra de produire environ 600 bouteilles de semences par mois pour alimenter le marché local (…), a-t-elle assuré.
Le directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Arsène Toka Kobéa, s’est félicité du bon qualitatif de l’UFHB. « C’est l’université qui met en œuvre cette activité. Il faut reconnaitre que c’est une valeur ajoutée à travers le CNF pour la sécurité alimentaire », a-t-il indiqué.
Pour le représentant du ministre Adama Diawara, il faut pouvoir créer de multiples initiatives pour compenser la raréfaction de la protéine. « Produire des champignons qui font partie de notre culture alimentaire, participe de la sécurité alimentaire de la Côte d’Ivoire. Je tire mon chapeau au président de l’UFHB, parce qu’il encourage ses chercheurs et nous avons des résultats parfaits », a assuré Pr Toka.
Il a salué la dynamique des producteurs à s’approprier le fruit de la recherche. « On a vu des opérateurs de Dabou dire qu’ils veulent venir acheter ou créer une tête de pont, de façon à ce que on puisse redistribuer cela là-bas. C’est l’atteinte de l’objectif du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique », a-t-il conclu.
Le représentant de la GIZ, Lasme Célestin, a estimé que « ce projet démontre la détermination du gouvernement allemand à améliorer durablement les revenus des producteurs/productrices de cacao, l’approvisionnement en denrées alimentaires ».
Il a rappelé qu’en Côte d’Ivoire, les champignons sont très appréciés par la population et font partie des produits forestiers non ligneux. « Ils constituent un apport nutritif important et une source de revenus en saison de production », a-t-il indiqué.
M. Lasme a relevé en outre que le projet de l’ONG SOS-Forêts mettra en lumière la gestion durable des déchets et la lutte contre les effets du changement climatique à travers la production des champignons à base de cortex de cabosse de cacao.
(AIP)
gak/haa
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.