Boni Yayi fait deux propositions

Au Niger, les tractations pour un retour à l’ordre constitutionnel peinent à donner des résultats. Les sanctions économiques infligées à Niamey par la CEDEAO n’ont pas fait fléchir la junte militaire au pouvoir depuis le 26 juillet 2023.

 

La menace d’une intervention militaire de l’institution sous régionale pour rétablir le président déchu dans ses droits n’a rien changé à la situation.   

 

Face à ce qui apparaît comme un statu quo, l’ancien président béninois, Boni Yayi, vient faire deux propositions. Il préconise la nomination par la CEDEAO d’un expérimenté médiateur au Niger. Une fois nommé, ce médiateur va accélérer les pourparlers avec la junte. L’ex-chef de l’Etat béninois suggère également l’adoption, d’un commun accord, d’une période transitoire conduisant au retour à l’ordre constitutionnel. C’est dire que Yayi souhaite que la CEDEAO acte le coup d’Etat et se mette dans la posture de négocier une transition douce et rapide.

 

L’ancien président a fait ces deux propositions dans un rapport sur la situation des transporteurs, des commerçants et des agricultures depuis la fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin. Cette fermeture est intervenue suite aux sanctions économiques prononcées contre Niamey par l’instance sous régionale.

 

Boni Yayi a envoyé, mercredi 11 octobre 2023, ledit rapport à l’ex-président du Nigeria, Olusegun Obassanjo, doyen des anciens présidents de la CEDEAO.

 

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